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Liviu Dragnea, l'homme fort de la gauche en Roumanie, derrière les barreaux

Liviu Dragnea, l'homme fort de la gauche en Roumanie, derrière les barreaux
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3 octobre 2017. Inquam Photos/Octav Ganea via REUTERS
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Considéré comme l'un des hommes politiques les plus influents en Roumanie, Liviu Dragnea, chef du parti social démocrate a été condamné à trois ans et demi d'emprisonnement pour corruption. Il a été conduit à la prison de Rahova dans la banlieue de Bucarest sous les huées. C'est la haute cour de cassation qui a prononcé la sentence. Elle a confirmé le verdict de juin dernier contre le patron du PSD dans une affaire d'emplois fictifs.

48 heures avant, Liviu Dragnea clamait encore son innocence :

"Si la haute cour tient bon devant l'inimaginable pression qui a été exercée sur elle et qui l'est toujours, elle prononcera l'acquittement parce que je suis totalement innocent et qu'il n'y a aucune preuve dans l'affaire. Si elle ne tient pas bon, alors elle ne prononcera pas l'acquittement".

En 2016, Liviu Dragnea se rêvait Premier ministre, puis prochain chef de l'Etat, après le retour gagnant du PSD aux législatives. Mais son ambition contrariée par une précédente condamnation avec sursis pour fraude électorale, il avait alors dû se contenter de la présidence de la chambre des députés.

Et en deux ans, il s'est attaché à assouplir la législation pénale et à brider le Parquet national anti-corruption. Une réforme de la justice contestée dans les rues par une partie de la population.

Dans les rues et dans les urnes par une majorité de Roumains. Y compris par les expatriés qui sont allés voter nombreux dimanche aux Européennes pour sanctionner le parti social démocrate et rejeter ses mesures considérées comme favorable à la corruption par voie de référendum.

L'incarcération de Liviu Dragnea, au lendemain de ce cuisant revers des sociaux-démocrates aux Européennes, pourrait marquer un tournant dans la vie politique du pays. Une vie politique dominée depuis des mois par le bras de fer entre la gauche et l'institution judiciaire. Une source d'inquiétude pour Bruxelles, alors même que la Roumanie occupe la présidence tournante de l'Union européenne.