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Foot, France et Jamaïque: les liens remontent à 1998

Foot, France et Jamaïque: les liens remontent à 1998
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Les filles de l‘équipe jamaïcaine de football se sont qualifiées pour la Coupe du monde 2019, la première de leur histoire, 21 ans après leurs homologues masculins qui avaient réussi un exploit similaire, en France déjà. Une expérience dont les “Reggae Boyz” gardent d’excellents souvenirs.

Pendant la phase de poules de ce Mondial-1998, les Jamaïcains ont joué à Lens, Paris et Lyon. “On a été très bien reçus dans ces villes. Pas seulement à cause du football, mais de Bob Marley, le reggae…”, se remémore depuis un terrain d’entraînement de Kingston Theodore Whitmore, ancien milieu de terrain et actuel entraîneur de cette sélection nationale.

“On s’est sentis à la maison”.

L’homme de 46 ans, au visage buriné, partage un point commun avec Zinédine Zidane: il a marqué deux buts lors de ce Mondial. Les siens, les deux seuls de son équipe dans la victoire (2-1) face au Japon au stade Gerland, ont été inscrits lors de la dernière journée des poules, pour éviter de finir lanterne rouge du groupe.

“Ce n’est pas tous les joueurs qui peuvent aller à la Coupe du monde et marquer un but. J’ai eu la chance d’en mettre deux”, explique-t-il à l’AFP, tout en prenant soin de remercier ses coéquipiers pour ce succès, le seul de l’histoire de cette île des Caraïbes en Coupe du monde.

Les deux premiers matches des Jamaïcains s‘étaient soldés par des défaites, face à la Croatie, future demi-finaliste (1-3) et à l’Argentine (0-5).

- Fête au Parc des Princes –

Cette déroute face à l’Albiceleste avait un goût particulier pour Warren Barrett, ancien capitaine de la Jamaïque et fan assumé de la sélection argentine “depuis le Mondial-1982”.

Mais, “en entrant sur le terrain, j’avais oublié que d’habitude je soutenais l’Argentine”, assure celui dont la taille, 1,90 m, trahit l’ancienne carrière de gardien, au cours de laquelle il a protégé les buts de son équipe plus d’une centaine de fois entre 1990 et 2000.

Toute sévère qu’elle soit, cette défaite n’a pas réussi à gâcher ses souvenirs de l‘évènement.

Avant le match, qui se déroulait au Parc des Princes, “la sono du stade jouait du reggae et nos fans faisaient la fête dans les gradins. Nous sommes allés les saluer et les remercier d’avoir fait l’effort de venir en France nous soutenir”, détaille l’actuel entraineur des gardiens des “Reggae Boyz”.

La danse et la fête ont, semble-t-il, accompagné les joueurs au long de leur séjour dans l’Hexagone.

“En tant que Jamaïcains on aime s’amuser, on aime le reggae, nos joueurs aiment danser. Nous avons simplement amené cette atmosphère avec nous en France”, développe Barrett.

L‘équipe, basée à Chaumont, en Haute-Marne, n’a pas profité de son passage dans l’Hexagone pour essayer les spécialités culinaires locales.

“La plupart d’entre nous n‘étions pas motivés pour essayer des nouvelles choses. Nous voyagions avec notre cuisinier, nous voulions nous assurer que la nourriture n‘était pas différente de celle dont on avait l’habitude”, se rappelle l’ancien capitaine.

Des conseils à donner aux “Reggae Girlz”, qui s’apprêtent à découvrir également la Coupe du monde en France?

Les anciens de 1998 ne veulent pas comparer les parcours, préférant laisser aux filles la chance de se faire leur propre expérience.

Theodore Whitmore ne peut cependant retenir un sourire: “Je ne sais pas si c’est une tendance, mais si la plupart des Coupes du monde restaient en France, on aurait des équipes jamaïcaines!”

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