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C1: Agnelli parle d'une réforme "qui concerne l'Europe", pas "les grands clubs"

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Andrea Agnelli, président de l’Association européenne des clubs (ECA) et de la Juventus Turin, a assuré jeudi à Malte que le projet controversé de réforme de la Ligue des Champions porté par son syndicat était “pour l’Europe” et pas “pour les grands clubs”.

“Cette réforme ne concerne pas vraiment les grands clubs. Cette réforme concerne l’Europe”, a déclaré Agnelli devant l’Assemblée générale extraordinaire de l’ECA qui se tient jeudi et vendredi à La Valette.

Présenté début mai par l’UEFA, qui travaille en étroite collaboration avec l’ECA, le projet de réforme de la C1 avait été très mal accueilli par de très nombreux clubs et Ligues.

Il aboutirait à une nouvelle Ligue des champions quasiment fermée et très favorable aux plus grands clubs, avec 24 équipes sur 32 automatiquement reconduites d’une saison sur l’autre et seulement quatre places accessibles via les compétitions domestiques.

Jeudi, Bernard Caïazzo, dirigeant de Saint-Etienne et président du syndicat Première Ligue regroupant les principaux clubs de Ligue 1, a parlé d’une “ouverture” de la part de l’ECA.

“Il y a eu une ouverture, le message est passé. Il n’est pas possible pour une gouvernance d’avoir 90% des parties prenantes face à soi et de faire le forcing”, a-t-il dit à l’AFP.

“Ce qu’on a dit, c’est qu’il n‘était pas question de dévaluer les championnats nationaux. Et ils ont parlé d’une étude d’impact dans chacune des Ligues”, a-t-il ajouté.

Agnelli pour sa part avait auparavant regretté “une forme de protectionnisme des cinq grands championnats vis-à-vis du reste du football européen”.

“Ce qui a été vraiment décevant pour l’instant, c’est que tout le discours a été dirigé par des représentants des cinq grands championnats”, a-t-il estimé.

- L’Angleterre opposée –

Selon Agnelli, “à la base de tout, il y a la stabilité dans l’accession aux compétitions”.

“Ce sont les clubs entre la 16e et la 40e ou 50e place au classement européen qui ont le plus de risques de ne pas pouvoir grandir dans le système européen tel qu’il est actuellement”, a-t-il estimé, citant l’Ajax Amsterdam.

“L’Ajax a disputé la demi-finale de la Ligue des Champions, en gagnant le championnat et la Coupe mais va devoir repartir en tour préliminaire. Comment l’Ajax peut-il grandir comme ça ?”

Avec quatre poules de huit équipes, la réforme envisagée conduirait aussi à une multiplication des matches européens et, ainsi, à une hausse des revenus issus des droits TV.

Cette semaine, la Premier League, le championnat d’Angleterre qui vient de placer quatre équipes en finales de la Ligue des Champions et de la Ligue Europa, a de nouveau fait part de son opposition à cette idée.

“Les qualifications pour la Ligue des Champions et la Ligue Europa doivent continuer à dépendre des performances domestiques”, a estimé la Premier League.

Jeudi, sept clubs espagnols, mais pas le Real Madrid ni Barcelone, avaient eux aussi contesté le projet envisagé.

Le président de la République française Emmanuel Macron a également appelé à “défendre nos clubs, défendre le modèle qui est le nôtre”.

Etaient notamment présents à Malte le président du FC Barcelone Josep Maria Bartomeu, celui du Paris SG Nasser Al Khelaïfi, ainsi que des dirigeants de l’AC Milan, de la Lazio Rome, de l’Olympique de Marseille, de Rennes, de l’AS Rome…

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