France : la droite sans cap et sans leader

France : la droite sans cap et sans leader
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Par Arnaud Richard
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La démission de Laurent Wauquiez de la présidence des Républicains et les défections qui s'enchaînent plongent le parti de Nicolas Sarkozy dans la crise, pris en étau entre Emmanuel Macron et le Rassemblement national.

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C’est la dernière défection en date au sein de la droite française. Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France quitte à son tour Les Républicains. Elle l'a annoncé hier soir au cours d'une interview télévisée sur France 2.

Je crois que nous devons refonder la droite, elle est menacée d'extinction et il faut se remettre au travail. Mais en femme libre, j'ai décidé de quitter Les Républicains. [...] La refondation de la droite ne pourra pas se faire à l'intérieur mais elle doit se faire à l'extérieur du parti.
Valérie Pécresse
Présidente de la région Île-de-France

 L'ancien grand parti majoritaire de la droite et du centre est en pleine crise après les 8% obtenus par sa liste aux élections européennes. Laurent Wauquiez, son très droitier président, a annoncé sa démission ce dimanche après une débâcle sans précédent.

L'étau Macron/Le Pen

Le parti ne s’est toujours pas remis de la défaite spectaculaire de François Fillon à l’élection présidentielle de 2017. Sans leader naturel, la droite se cherche également une boussole idéologique, prise en étau entre le macronisme libéral et l’extrême-droite du rassemblement national.

Plusieurs ténors de droite ont rejoint le gouvernement depuis la nomination d’Edouard Philippe à Matignon, un Premier ministre issue de ses rangs. Marine Le Pen a elle réussi à rallier l’ancien député Thierry Mariani, tandis que Marion Maréchal rêve de réunir sous une seule bannière une droite sans frontière.

Un(e) leader à l'automne

Jean Leonetti, le président par intérim des Républicains, a annoncé ce jeudi que le prochain leader du mouvement serait désigné à l’automne prochain. Il ou elle aura quelques mois pour éclaircir la ligne du parti avant les élections municipales de 2020 qui posera à nouveau la question des alliances. Dans le cœur des militants, l’ancien président Nicolas Sarkozy occupe toujours la première place. Pas certain pour autant que son renvoi en correctionnelle ou sa tentative de retour ratée lors de la dernière présidentielle l’incitent à vouloir relever le défi. 

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