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Montpellier, terre promise et pionnière du football féminin

Montpellier, terre promise et pionnière du football féminin
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Louis Nicollin, décédé il y a deux ans, aurait aimé voir ça. En 2001, Montpellier, fut le premier club pro à intégrer une section féminine. Et cet été, la ville accueille des matchs du Mondial féminin.

“Louis Nicollin a cru au foot féminin. Il a été visionnaire, alors que certains présidents de clubs n’y croient toujours pas. Il était toujours en avance, même s’il avait une image de macho”, résume l’entraîneur montpelliérain Jean-Louis Saez, à la tête de l‘équipe féminine depuis six ans.

Vingt et un ans après avoir accueilli le Mondial 98, grâce au couple Nicollin-George Frêche (l’ancien maire), Montpellier attire cette fois la Coupe du monde féminine, avec d’abord Cameroun-Canada, lundi (21h00).

“Si la ville accueille cette compétition, c’est grâce au lien qui existe entre la Fédération française de football (FFF) et Montpellier”, se félicite Laurent Nicollin, qui préside les destinées du football montpelliérain depuis deux ans.

“Mon père a créé la section féminine il y a plus de quinze ans. Ce Mondial, qui devrait être une belle fête, souligne tout le chemin parcouru”, juge-t-il.

- Pionnières /p>

Pionnières, Hodda Lattaf, Sonia Bompastor, Camille Abily, les meilleures joueuses françaises, prennent au début du siècle la route de Montpellier, alors que l‘équipe de France n’a pas encore disputé le moindre Mondial.

Très vite, Montpellier obtient ses premiers trophées, avec deux titres (2004, 2005) et trois Coupes de France, et participe même à une demi-finale de la Coupe d’Europe.

Sur cette terre en jachère, Louis Nicollin sème le goût de ce foot et pousse son ami Jean-Michel Aulas, président de Lyon, à s’y investir. Et l’Olympique lyonnais féminin devient alors le nouvel ogre européen, s’emparant de six Ligues des champions, la dernière devant Barcelone (4-1) le 18 mai.

Montpellier, considéré comme le troisième club français (derrière OL et PSG féminins), avec un budget de 1,5 million d’euros, ne joue plus aujourd’hui dans la même cour que Lyon (7,5 M EUR), maître-étalon du football français, mais préserve de l’ambition.

“On fait partie des trois clubs qui comptent”, assure Laurent Nicollin, successeur de Loulou à la tête du club.

“Il n’y a pas de raisons que les filles ne soient pas partie prenante du football de haut niveau. Même si nous n’avons pas les mêmes moyens que l’OL nous voulons continuer à avoir un rôle important. J’espère que le football féminin aura une autre image dans les prochaines années, même si j’en doute un peu, au regard des réticences”, poursuit-il.

Avec trois Bleues retenues par la sélectionneuse, Marion Torrent, Sakina Karchaoui et Valérie Gauvin, et sept internationales présentes à ce Mondial, plus la volonté de créer un centre de formation, Montpellier préserve un véritable attachement pour le football féminin.

Stratégie polarisée sur les Bleues –

“Laurent est dans la continuité dans un club, où l’encadrement est passé de trois à dix salariés”, indique Jean-Louis Saez, qui sera promu directeur sportif en juillet prochain.

A la tête d’un club stabilisé depuis dix ans en Ligue 1, le nouveau patron de Montpellier veut aller plus loin dans le développement du football féminin.

“En cinq ou six ans, grâce au travail de la FFF, l‘équipe de France occupe une place intéressante sur le plan sportif et médiatique. Cela s’est fait au détriment des clubs, où notre seul faire-valoir est l’OL”, regrette Laurent Nicollin.

Le patron du football montpelliérain s’inquiète quelque peu de cette stratégie polarisée sur les Bleues.

“On centre tout autour de l‘équipe de France, on ne fait rien autour. On va avoir beaucoup de boulot pour développer le championnat. On prend même du retard alors que l’Espagne, l’Angleterre, l’Italie bougent”, alerte t-il.

Il milite pour une troisième place française en Ligue des champions, qui permettrait aux Montpelliéraines de faire durer l’histoire d’amour de cette ville avec le foot féminin.

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