DERNIERE MINUTE

Trump déclare la guerre au vin français

Trump déclare la guerre au vin français
Tous droits réservés
REUTERS/Leah Millis
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

Donald Trump brandit son arme favorite : celle de la menace de nouveaux droits de douane, mais cette fois à l'égard de la France.

Le président des Etats-Unis accuse Paris de "beaucoup taxer" le vin américain, alors que Washington, à l'inverse "taxe peu le vin français", dit-il.

Dans les faits, la réglementation européenne impose ces tarifs douaniers, qui peuvent varier de 11 à 29 cents par bouteille pour les vins américains, alors que les bouteilles françaises qui arrivent sur les tables, outre-Atlantique, sont moins taxées. Les chiffres oscillent entre 5,3 et 19 cents par bouteille, là aussi, selon le type de vin. Ces droits de douane sont donc asymétriques.

Mais les Etats-Unis restent la destination numéro 1 d'exportation des crus venus de l'hexagone. Et cette tendance se confirme dans la durée, puisque l'an dernier, les ventes de vins et de spiritueux français vers ce pays ont encore bondi de plus de 4 % et pèsent plus de 3 milliards d’euros.

Les Français, de leur côté, apprécient aussi de plus en plus les crus en provenance de Californie, puisque les importations de vins américains ont doublé au cours de ces dix dernières années.

Pour ces viticulteurs, la France est également le premier débouché pour leurs exportations.

En novembre dernier, Donald Trump avait déjà agité la menace d'une hausse des droits de douane sur les vins français, alors que les autres pays européens appliquent les mêmes règles.

Ce que pointe en réalité le locataire de la Maison Blanche, c'est le déficit commercial entre Paris et Washington. La balance pèse en faveur de la France, et l'an dernier, ce déficit s'est creusé de plus de 3% dans le secteur des biens pour atteindre près de 14 milliards d'euros. Des négociations commerciales entre l'Union et les Etats-Unis ont débuté hier, alors que Bruxelles souhaite exclure le secteur agricole de ces discussions.

Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.