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Un contexte tendu pour la venue du Premier ministre japonais en Iran

Un contexte tendu pour la venue du Premier ministre japonais en Iran
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Official Khamenei website/Handout via REUTERS
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Une rencontre importante et inédite s'est déroulée en Iran. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a rencontré le Président iranien Hassan Rohani à Téhéran.Un rendez-vous d’autant plus crucial qu’il s'est tenu alors que le contexte mondial et régional est des plus tendus. En cause notamment, les attaques dans le golfe d'Oman.

Le Japon a tenté de désamorcer les tensions causées par le retrait des États-Unis de l'accord nucléaire conclu en 2015 entre l'Iran et les puissances mondiales. Shinzo Abe a souhaité faire part de son soutien au pouvoir iranien tout en soulignant sa volonté de maintenir la paix et la stabilité entre les puissances américaine et iranienne :

Nous apprécions grandement la coopération continue de l'Iran avec l'Agence internationale de l'énergie atomique. Nous espérons sincèrement que l'Iran continuera à respecter l'accord nucléaire. (...) Le Japon fera tout son possible pour apaiser les tensions.

Le Président Hassan Rohani a, quant à lui, déclaré que les tensions régionales actuelles étaient dues à la guerre économique menée par la puissance américaine contre son pays. Il a tout de même ajouté qu’il ne souhaitait pas faire la guerre aux Etats-Unis ni à aucun autre pays, mais que toute attaque dirigée à l’encontre de son pays engendrerait "une réponse écrasante".

Cette visite de Shinzo Abe fut un moment historique. En effet, cela faisait plus de quarante ans qu'un Premier ministre japonais ne s'était pas rendu en Iran. La dernière venue d'un chef du gouvernement nippon remonte à 1979, l'année de la révolution iranienne qui avait transformé le pays en République islamique.

Suite à la rencontre avec le président iranien, Shinzo Abe s'est entretenu, ce jeudi, avec l'Ayatollah Khamenei. Représentant la plus haute autorité religieuse et politique d'Iran, ce dernier n'a pas manqué de donner son avis sur les querelles avec le gouvernement américain. Il a ainsi précisé que Donald Trump "ne mérite même pas qu'on échange des messages avec lui".