McClain et Saint-Jacques reviennent conquis de leur première dans l'espace

McClain et Saint-Jacques reviennent conquis de leur première dans l'espace
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La mission qui s'achève fait partie, à priori, des dernières coopérations dans l'espace entre la Russie et les pays occidentaux. Ainsi, les deux parties se réjouissent d'autant plus de son bon déroulement et du retour réussi au milieu des immenses steppes du Kazakhstan. Ils sont trois astronautes, le Russe Oleg Kononenko, l'Américaine Anne McClain et le Canadien David Saint-Jacques à avoir atterri au cours de la nuit sur le sol kazakh, après plus de six mois passés à bord de la Station Spatiale Internationale.

La première fois pour McClain et Saint-Jacques

David Saint-Jacques (ci-dessous) est particulièrement fier car, à l'âge de 49 ans, il vient de battre le record de temps accompli par un "envoyé spécial" de l'Agence spatiale canadienne tout là-haut : 204 jours de vie dans l'ISS, alors que son compatriote, Robert Thirsk, y était resté (seulement) 187 jours.

Et puisque c'était en plus une première pour lui, il a n'a pas caché son enthousiasme dans le dernier tweet qu'il a envoyé avant de redescendre sur Terre :

La Colombie-Britannique et le Nunavik... La vue de ces paysages canadiens grandioses me manquera !

La spationaute américaine de 40 ans, Anne McClain, a également vécu sa première fois à bord de la Station spatiale internationale, d'où elle a pu réaliser deux sorties. Elle a tweeté pour sa part :

Une nuit magnifique au-dessus de l'Afrique pour ma dernière nuit sur l'ISS

Domination russe dans l'espace... pour le moment !

Les Russes, eux, sont imbattables, ils détiennent largement le plus grand nombre de jours passés en apesanteur. A son retour ce mardi, Oleg Kononenko (ci-dessous), 55 ans, peut maintenant se vanter d'avoir effectué 737 jours en orbite en cumulant quatre missions. Il n'en a plus qu'une à faire s'il veut battre le record absolu de son compatriote Guennadi Padalka, qui est resté en tout 879 jours dans l'espace.

Depuis 2011, la Russie a en quelque sorte l'exclusivité pour envoyer des équipages sur la Station spatiale internationale. Mais l'échec cuisant du décollage du vaisseau Soyouz en octobre dernier, qui s'est ajouté aux scandales de corruption au sein de l'agence Roskosmos, plus la concurrence désormais de l'entreprise SpaceX de l'Américano-Canadien Elon Musk, commencent à changer les données. La suprématie russe dans l'espace risque de ne plus être ce qu'elle est...