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Le sommet européen suspendu jusqu'à ce mardi

La chancelière allemande quitte le sommet européen, suspendu jusqu'à ce mardi. Bruxelles, le 01/07/2019
La chancelière allemande quitte le sommet européen, suspendu jusqu'à ce mardi. Bruxelles, le 01/07/2019 -
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REUTERS/Francois Lenoir
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Les dirigeants européens, réunis en sommet à Bruxelles, n'ont toujours pas réussi à se mettre d'accord sur la répartition des postes clés à la tête de l'Union européenne.

Après une nuit blanche de discussions et de nouvelles tractations ce lundi matin, les chefs d’État et de gouvernement se sont octroyés une pause jusqu'à ce mardi 11h00. L'occasion de se reposer un peu, et aussi de poursuivre en coulisse les négociations.

Il y a plusieurs postes à pourvoir et plusieurs candidats. Mais il faut tenir compte des sensibilités politiques, des nationalités, des profils des candidats, leur expérience...

A travers ces postes, c'est une lutte d'influence qui se joue à Bruxelles. Chacun des représentants des États-membres a des arguments à faire valoir pour pousser son candidat et bloquer celui du voisin.

Résumé de l'état d'esprit général, par Angela Merkel, ce lundi à la mi-journée : "les discussions sont compliquées, a dit la chancelière allemande_, mais avec de la bonne volonté, un compromis sera faisable_".

L'esquisse d'un compromis

Une issue semblait pourtant possible avec la désignation du social-démocrate néerlandais Frans Timmermans à la présidence de la Commission européenne. Cette solution a été évoquée au Japon lors du G20 mais a été rejetée par le Parti populaire européen (PPE).

"Il est juste de dire que beaucoup sont opposés à ce qui a été proposé à Osaka. Du point de vue du PPE, la grande majorité des premiers ministres estiment que nous ne devrions pas abandonner la présidence de la Commission européenne aussi facilement", dit Leo Varadkar, Premier ministre irlandais.

L'heure est aux tensions et aux frictions. Les Conservateurs ont vu leur candidat, l'Allemand Manfred Weber, recalé, la France, mais surtout l'Allemagne s'étant entendus pour la candidature du néerlandais Frans Timmermans. Un choix qui vaut à Angela Merkel d’être ouvertement contestée par le PPE.

Le Premier ministre Bulgare a, lui, rencontré Frans Timmermans et reconnu que si l’allemand Manfred Weber avait une plus grande expérience au Parlement européen, il ne faisait aucun doute que le Néerlandais était, lui, plus habilité à diriger la Commission européenne dont il est l’actuel vice-président.

Mais pour l'emporter, Frans Timmermans devra aussi surmonter l'hostilité de l'Italie mais aussi des quatre pays membres du groupe de Visegrad, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et la République Tchèque qui ont annoncé soutenir la nomination du Français Michel Barnier, le négociateur du Brexit, membre du PPE, un nom que l'Allemagne refuse catégoriquement.

Ana Lázaro, Euronews, Bruxelles : "La fatigue se fait sentir ici alors que nous sommes toujours dans l'attente d'une décision. Si désigner le nouveau président de la Commission européenne est compliqué, d'autres postes importants sont eux aussi en jeu. Un Libéral pourrait ainsi obtenir le Conseil européen et un conservateur le Parlement ainsi que la diplomatie européenne. Reste qu'un accord doit être trouvé avant mercredi, le jour où le Parlement européen élira son président".

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