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Nucléaire iranien : l'escalade

Nucléaire iranien : l'escalade
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À Bruxelles, Paris et Londres, l'escalade sur le nucléaire iranien donne des sueurs froides aux diplomates. Pour la deuxième fois en deux mois, l'Iran revient sur les engagements de l'accord de 2015. Cette fois, c'est la barre des 3,67% d'enrichissement d'uranium qui ne sera plus respectée.

« Au cours de la première étape, nous avons annoncé que nous n'étions plus engagés à limiter nos réserves, et désormais, avec cette deuxième étape, nous reconsidérons nos engagements en ce qui concerne le pourcentage et la densité de l'enrichissement, et par conséquent nous annonçons que nous ne sommes plus liés par cet engagement », a déclaré Abbas Araghchi, vice-ministre des Affaires étrangères.

Téhéran n'a pas précisé à quel niveau il comptait enrichir son uranium et assure qu'il s'agit de faire tourner ses centrales. On est encore loin des 90 % nécessaires pour fabriquer la bombe atomique, mais le message est clair. La République islamique attend un allègement des sanctions qui asphyxient son économie depuis que les États-Unis se sont retirés de l'accord. C'était en mai 2018. Donald Trump a depuis rétabli les sanctions pétrolières et bancaires contre l'Iran, des sanctions à caractère extraterritorial qui ont fait fuir les entreprises étrangères.

Pour Téhéran, c"est aux Européens de peser de tout leur poids pour sauver l'accord. Et si d'ici 60 jours, rien n'est fait, ils menacent de franchir une nouvelle étape.

Pour la France, l'un des pays signataires, il est impératif de ne pas en arriver là. Emmanuel Macron se donne jusqu'au 15 juillet pour tenter une reprise du dialogue. Les Britanniques se font, eux, plus menaçants.

« Nous sommes très inquiets des nouvelles qui nous sont parvenues et nous allons attendre une vérification indépendante par l'organisme international compétent avant de décider de la suite, a commenté Jeremy Hunt, le ministre britannique des Affaires étrangères. Mais évidemment, si l'Iran agit en violation de l'accord, les conséquences seront très lourdes. »

Économiquement à genoux, l'Iran joue le tout pour le tout. Reste à savoir si les pressions sur ses partenaires européens pour qu'ils l'aident à contourner le blocus américain produiront les effets escomptés. Car jusqu'ici, les tentatives européennes pour sortir l'Iran de son isolement se sont avérées vaines.