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28 jours sous les mers : l'incroyable expédition Gombessa

le caisson pressurisé de 5m² dans lequel ont vécu les 4 membres de l'expédition Gombessa
le caisson pressurisé de 5m² dans lequel ont vécu les 4 membres de l'expédition Gombessa -
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AFP
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Après 28 jours passés sous les eaux de la Méditerranée, Laurent Ballesta et ses coéquipiers peuvent à nouveau respirer l'air pur.

Ces quatre membres de l'expédition Gombessa viennent de vivre une expérience hors du commun : cohabiter pendant 4 semaines dans un caisson pressurisé de 5m², qui reproduit l’atmosphère à 120 m de profondeur. Une pression treize fois supérieure à celle de la surface.

Une première mondiale

Pour en arriver là, il a fallu des années de recherche. Son vaisseau bathyal, comme l’appelle Laurent Ballesta, il en rêve depuis 18 ans et cela fait 2 ans qu’il travaille dessus.

Le rêve est atteignable, à condition de vivre dans des petits modules de vie connecté l’un à l’autre, et d'utiliser un troisième qui sert d’ascenseur.

Grâce à la tourelle, cet ascenseur crée spécialement pour l'opération, les plongeurs descendent à la profondeur requise en quelques minutes, sans passer par de longs paliers de décompression. Ils peuvent de ce fait descendre aussi souvent qu'ils le souhaitent, sans se soucier du temps de remontée.

Commence alors un travail minutieux d’échantillonnage et de prise d'image pour pouvoir les analyser à leur retour sur la terre ferme.

Station bathyale / © Laurent Ballesta, Andromède Océanologie, GOMBESSA

Missionnés par divers chercheurs, laboratoires ou universités, les quatre hommes ont effectué des prélèvements d’ADN sur une dizaine d’espèces. L'expédition permettra donc de mieux connaître ces fonds sous marins et leur avenir.

Des conditions extrêmes

Chaque sortie peut durer plusieurs heures, dans une eau à 13 degrés à peine.

"Le froid a été une épreuve. Pour vous donner une idée, on a souffert autant que lors de nos plongées en Antarctique." confie Laurent Ballesta.

Cette expédition inédite a aussi pour ambition de montrer l'impact de la pollution humaine et du réchauffement climatique sur les profondeurs.

Plutôt pessimiste, Laurent Ballesta n'en reste pas moins émerveillé par la vie sous-marine. "On peut peut-être ralentir le processus. Il y a encore matière à s'émerveiller, je vous en fait la certitude" affirme-t'il.

L'expédition fera l'objet d'un ouvrage et une exposition photographique.