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Clarisse Agbegnenou, championne 4 étoiles

Clarisse Agbegnenou, championne 4 étoiles
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Le quatrième jour des Championnats du monde de judo, au Japon, était celui des premières pour la France et pour Israël, qui fêtent les sacres de Sagi Muki et Clarisse Agbegnenou.

Clarisse Agbegnenou pouvait être le faire ? Établir un nouveau record pour la France en remportant un quatrième titre mondial ? La réponse résonne encore dans le mythique Nippon Budokan de Tokyo : oui.

En finale, la judokate de 26 ans affronte pourtant une héroïne locale : Tashiro Miku, bien décidée à prendre sa revanche sur sa finale perdue l'an dernier, dans la catégorie -63kg.

Mais c'est bien Clarisse Agbegnenou qui prend le dessus en marquant waza-ari après plus de 10 minutes de combat et un golden score à couper le souffle. Des larmes et une franche accolade ont immédiatement suivi l'ultime duel entre ces deux rivales sur les tatamis et amies dans la vie.

"C'est fou, je n'arrive même pas à réaliser. Je suis tellement de ma journée ! Parce que tous ceux qui m'ont vu combattre, comme je l'ai fait pendant la première partie de la journée, pensaient peut-être que ça allait être facile. Mais mentalement, ça ne l'est pas du tout ; et je savais que les demi-finales et la finale seraient beaucoup plus dures. J'ai gardé du carburant pour passer les quarts et les demies... mais la finale était folle, vraiment folle... Je suis très contente d'avoir combattu avec Tashiro Miku, car c'est vraiment la meilleure des adversaires. Je tiens à la remercier", a déclaré la championne, qui s'est vue remettre sa quatrième médaille des mains du secrétaire général français de l'IJF Jean Luc Rouge.

Muki, l'heure d'Israël

L'équipe masculine israélienne court après un premier sacre depuis des décennies. La question se posait toute la journée : Sagi Muki pouvait-il devenir le premier homme à remporter le titre mondial ? Face au public japonais admiratif, le n°2 mondial se fraie tout en maîtrise un chemin dans le tableau de la catégorie -81kg.

La pression monte, mais Muki reste appliqué. Il remporte la demi-finale par waza-ari et file affronter le Belge, Matthias Casse. C'est à l’Israélien que la finale a souri. Plus puissant, il marque rapidement waza-ari et scelle la victoire dans la foulée, avec un Seoi Nage, parfaitement synchronisé.

C'est rapide, c'est beau, ça marche, c'est de l'or qui lui est remis par le président de l'Association mondiale des fédérations internationales de sport, Raffaele Chiulli.

"L'équipe masculine d'Israël n'avait jamais remporté de titre de champion du monde. Mon entraîneur Oren Smadja, a été médaillé d'argent à Tokyo en 1995. Je suis tellement heureux d'avoir changé de catégorie, je suis champion du monde - le premier champion du monde masculin d'Israël. C'est un moment très spécial pour moi et pour mon pays. Je suis très fier d'y être parvenu", a déclaré Sagi Muki.

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