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Vif débat au Maroc autour de l'avortement avec l'affaire Hajar Raissouni

Vif débat au Maroc autour de l'avortement avec l'affaire Hajar Raissouni
Tous droits réservés REUTERS/Youssef Boudlal
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Par Sandrine Delorme avec AFP, Reuters
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Des centaines de manifestants ont réclamé la remise en liberté de la journaliste Hajar Raissouni, arrêtée la semaine dernière pour avortement et "débauche". Elle encourt jusqu'à deux ans de prison. L'audience de son procès a été reportée au 16 septembre.

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Au Maroc, Hajar Raissouni, 28 ans, reporter du quotidien arabophone Akhbar Al-Yaoum, risque jusqu'à deux ans de prison pour avortement, elle est aussi poursuivie pour avoir eu des relations sexuelles hors-mariage...

Des centaines de manifestants s'étaient retrouvés lundi pour la première audience de son procès et réclamer sa liberté. Depuis une semaine, son arrestation est au coeur d'un débat dans les médias marocains et sur les réseaux sociaux. Les associations de défense des droits humains et les féministes sont mobilisés.

Son équipe de défense est constituée d'une vingtaine d'avocats. Ils ont plaidé pour sa remise en liberté, mais en vain. Et l'audience a été reportée au 16 septembre par le tribunal de Rabat. Arrêtés et jugés en même temps qu'elle, son fiancé, le médecin traitant, un infirmier et une secrétaire médicale vont eux aussi rester en prison jusqu'à la prochaine audience.

Dénonçant une "affaire politique", la jeune femme, en détention depuis son arrestation le 31 août devant un cabinet médical de Rabat, assure avoir été soignée pour une hémorragie interne.

"On l'a arrêtée, on l'a placée en détention et après on a cherché les preuves d'un possible avortement, le dossier est vide", selon son avocat Saad Sahli.

Le parquet de Rabat, lui, assure que cette arrestation "n'a rien à voir avec sa profession de journaliste" mais est intervenue dans le cadre d'une enquête judiciaire plus globale visant le cabinet médical.

L'avortement quand la vie de la mère n'est pas en danger est passible de 6 mois à 2 ans de prison au Maroc.

En 2018, la justice marocaine a pour suivi 14 503 personnes pour "sexe hors mariage", 3 048 pour "adultère", 170 pour "homosexualité" et 73 pour "avortement", selon les chiffres officiels. 

Chaque jour, au Maroc, entre 600 et 800 avortements clandestins seraient pratiqués.

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