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Mode : Armani éclaboussé par un nouveau scandale de travail clandestin

Un atelier de fabrication et un dortoir clandestin ont été perquisitionnés par la police italienne.
Un atelier de fabrication et un dortoir clandestin ont été perquisitionnés par la police italienne. Tous droits réservés AP/AP
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Par euronews avec agences
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En Italie, des Chinois travaillaient illégalement pour fabriquer des accessoires de mode pour la maison Armani via des entreprises sous-traitantes. La maison mère promet de collaborer avec les enquêteurs.

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Nouveau scandale de travail au noir dans le secteur de la mode. Cette fois, c'est la célèbre maison de couture italienne Giorgio Armani qui a été éclaboussée. 

La police italienne a déclaré vendredi que le sous-traitant non autorisé de la marque — GA Operations — avait été placé sous administration judiciaire pour une période pouvant aller jusqu’à un an. 

Les enquêteurs ont découvert que cette société avait elle-même engagé un sous-traitant qui, à son tour, a engagé d'autres sous-traitants chinois non autorisés qui ont employé des travailleurs au noir, dont certains se trouvaient en Italie de manière illégale. Ils n’auraient pas respecté les réglementations en matière de santé et de sécurité, ni les règles régissant les heures de travail, les pauses et les jours de congé.

La police a déclaré qu’il s’agissait d’un système de "caporalato", l’intermédiation et l’exploitation illégales des travailleurs le plus souvent associées au secteur agricole. Quatre propriétaires d’usines chinoises font l’objet d’une enquête pénale distincte pour leur rôle.

La maison de couture a rapidement nié toute malversation de la part de GA Operations. Dans un communiqué, Armani a déclaré qu'elle avait mis en place des mesures de contrôle et de prévention pour minimiser les abus dans la chaîne d’approvisionnement. "GA Operations collaborera dans la plus grande transparence avec les organes compétents afin de clarifier sa position sur la question", a précisé la marque.

Le système permettait "de maximiser les profits en réduisant les coûts de la main-d’œuvre en recourant à des travailleurs clandestins et illégaux", a expliqué la police dans un communiqué.

La police italienne a par ailleurs diffusé une vidéo montrant un atelier de fabrication et un dortoir où travaillaient les ressortissants chinois.

Cette découverte s'inscrit dans le cadre d’une enquête plus large sur la chaîne d’approvisionnement de la mode dans les régions de Milan et de Bergame. En janvier dernier, un autre fabricant de sacs et d’accessoires, Alviero Martini Spa a été également placé sous administration judiciaire.

Récemment aussi, la police a découvert quatre usines fonctionnant illégalement et violant la plupart des règles en vigueur concernant le droit du travail et de l'hygiène. 

Ces ateliers ont depuis été fermés et ses quatre propriétaires chinois ont été condamnés à des amendes et à des sanctions administratives d’un montant total de 145 000 euros.

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