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En Espagne, retour à la case départ

En Espagne, retour à la case départ
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Cinq mois après les législatives en Espagne, le constat d'échec s'est imposé. Faute de majorité, le socialiste Pedro Sanchez renonce. Malgré plusieurs tentatives, il n'a pas rassemblé les voix nécessaires pour obtenir la confiance du Congrès. Ce dernier sera donc dissous et des élections convoquées le 10 novembre.

Fin avril, les socialistes avaient décroché 123 sièges sur 350. S'en étaient suivies de longues tractations avec la gauche radicale, en vain. La droite dit cet échec calculé pour provoquer de nouvelles élections. Pedro Sanchez réplique :

« Le 10 novembre prochain, étant donné que nous nous verrons obligés d'organiser de nouvelles élections, j'espère que les Espagnols donneront une majorité plus forte au Parti socialiste, pour que vous, messieurs Casado, Rivera et Iglesias, n'ayez plus la capacité de bloquer une fois encore la formation d'un gouvernement, dont l'Espagne a cruellement besoin », a-t-il martelé devant le Parlement.

Dans un pays où la culture de coalition ne prend pas, difficile pour les socialistes comme pour la droite conservatrice d'accepter que les centristes et la gauche radicale puissent jouer les arbitres, même si des alliances ont été nouées au niveau régional. Alors quel scénario pour la suite ? À en croire les sondages actuels, pas de changement majeur.

« Il est très possible que les positions soient les mêmes, explique l'analyste Rodrigo Panero. On assiste à de petits mouvements à l'intérieur des blocs de droite et de gauche. À gauche, il se pourrait que quelques milliers de votes de Podemos aillent au parti socialiste, en grossissant son score et en réduisant celui de Podemos. Et dans le bloc de droite, il est probable que l'électorat revienne s'agglomérer autour du Parti populaire en invoquant le vote utile. Donc même si les scénarios vont plus ou moins se répéter, nous allons assister à un renforcement de l'ancien bipartisme. »

Non sans lassitude, les Espagnols se voient donc conviés à de nouvelles élections, les quatrièmes en quatre ans. Après l'échec des négociations, la classe politique leur confie la responsabilité de dénouer un blocage politique qu'elle n'a pas été capable de surmonter. Reste à voir comment les mêmes acteurs pourraient obtenir un autre dénouement, après des mois sans l'ombre d'un accord.

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