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Les Mozambicains étaient appelés aux urnes ce mardi

Le président mozambicain Filipe Nyusi / REUTERS/Grant Lee Neuenburg
Le président mozambicain Filipe Nyusi / REUTERS/Grant Lee Neuenburg
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Le Mozambique votait mardi pour des élections générales et pour la première fois, le parti au pouvoir, le Frelimo, pourrait céder trois à cinq des dix régions du pays. Ce serait une grande première d'après les analystes.

En août dernier, le gouvernement et l'ex-rébellion, devenu le principal parti d'opposition, ont signé un accord de paix, mettant un terme à des affrontements sporadiques qui avaient repris entre eux en 2013, 21 ans après la fin de la guerre civile (1975-1992).

En vertu de ce texte, les 13 millions d'électeurs inscrits doivent élire pour la première fois leurs gouverneurs provinciaux, jusque-là nommés par le pouvoir.

Une campagne émaillée de violences

Les six semaines de campagne ont été émaillées de violence. Une figure de la société civile chargée de l'observation des élections a été assassiné la semaine dernière, abattue au volant de sa voiture par des policiers.

Une "dette cachée"

Depuis 2016, le gouvernement est fragilisé par une grave crise financière causée par le scandale de sa "dette cachée", un emprunt secret de 2 milliards de dollars qui a mis au jour une vaste opération de corruption au sommet de l'Etat.

Il est en outre confronté depuis deux ans à une mystérieuse insurrection islamiste qui a fait des centaines de morts dans la province du Cabo Delgado (nord) et risque d'y retarder l'exploitation très attendue de prometteuses réserves sous-marines de gaz.

Nyusi se dit confiant

Mais même affaibli, le président Nyusi s'est dit sûr de l'emporter : "Pour montrer une nouvelle fois au monde et à la région que nous sommes pour la démocratie et pour la tolérance, nous devons croire et faire confiance [au processus électoral]" a-t-il déclaré.

Son opposant Ossufo Momade a appelé la population "à venir voter massivement" et demandé à son "frère Nyusi de respecter la volonté du peuple".

Des anomalies dans l'organisation des élections

Ces dernières semaines, la société civile a dénoncé toute une série d'anomalies dans l'organisation des élections, dont la présence massive d'électeurs "fantômes", laissant présager de fraudes importantes comme lors des élections locales de l'an dernier.

"Certaines irrégularités entachent tout le processus", a accusé Hermenegildo Mulhovo, de l'ONG Sala da Paz. Si les résultats "sont manipulés, nous ne les accepterons jamais", a prévenu mardi l'opposant Ossufo Momade.

Les premiers résultats significatifs sont attendus à partir de jeudi.

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