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Royaume-Uni : la campagne pour les législatives anticipées démarre fort

REUTERS/Toby Melville
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Aussitôt actée par la reine Elizabeth II ce mercredi matin, la dissolution du parlement britannique a lancé la campagne pour les législatives anticipées du 12 décembre. Celle-ci a démarré sur les chapeaux de roues, le Premier ministre Boris Johnson comparant son rival travailliste Jeremy Corbyn à Staline et se posant en sauveur du Brexit.

"Personne ne veut vraiment d'élections en décembre"

Dans un discours prononcé depuis ses bureaux du 10, Downing Street, Boris Johnson a affirmé avoir été contraint de convoquer ces élections. "Je ne veux pas d'élections anticipées, personne ne veut vraiment d'élections en décembre. Mais nous en sommes au point où nous n'avons pas le choix, car notre parlement est paralysé".

Le Premier ministre a d'ailleurs annoncé qu'il présenterait à nouveau son accord de sortie de l'UE conclu avec Bruxelles devant le Parlement dès "le premier jour" de sa nouvelle session en décembre, afin que la sortie de l'Union puisse être effective en janvier.

Boris Johnson doit tenir dans la soirée son premier grand meeting de campagne dans le cœur du pays, les West Midlands, et reprendra ses thèmes favoris : le Brexit mais aussi toutes les questions sociales négligées ces dernières années par ce sujet qui a phagocyté la politique britannique : éducation, logement, santé, sécurité.

Première salve contre Jeremy Corbyn

Il a lancé sa première salve dans un éditorial publié par son quotidien préféré, le Daily Telegraph, dans lequel il a comparé Jeremy Corbyn au dictateur soviétique Joseph Staline en raison de sa "haine" présumée des riches.

"Les absurdités que peuvent sortir les ultra-riches pour éviter de payer un peu plus d'impôts...", a réagi Jeremy Corbyn sur son compte Twitter. Dans un discours à Telford (centre), il a enfoncé le clou en se posant en "champion" de "ceux qui n'ont pas beaucoup d'argent ni des amis haut placés".

Corbyn, opposé à un accord commercial avec les Etats-Unis

"Nous ne voulons pas tomber dans les bras de Donald Trump avec un accord commercial avec les Etats-Unis, et tous les risques qui peuvent en découler" a lancé le leader travailliste lors d'un meeting de campagne ce mercredi.

Jeremy Corbyn fait valoir qu'il est le seul à pouvoir obtenir de Bruxelles un accord de Brexit respectant les droits des travailleurs, qu'il soumettrait ensuite à un référendum prévoyant aussi l'option de rester dans l'Union européenne. Une telle renégociation est toutefois jugée "pas réaliste" par le président sortant de la Commission Jean-Claude Juncker.

Les conservateurs de Boris Johnson disposent d'une bonne avance sur les travaillistes dans les sondages, mais les plus petits partis pourraient créer la surprise. Une fois de plus, l'incertitude domine à Londres.

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