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Des chiens tuent une femme en France, le conjoint accuse une chasse à courre

Des chiens tuent une femme en France, le conjoint accuse une chasse à courre
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La mort d'une femme enceinte, dans des conditions horribles, émeut les Français, et les interroge car Elisa Pilarski, âgée de 29 ans (en photo ci-dessous), a été tuée par plusieurs chiens qui l'ont mordu des pieds à la tête. "Elle était dévorée de partout", a témoigné avec beaucoup d'émotion son compagnon, Christophe, qui a lui-même découvert le corps en partie dénudé samedi dernier en pleine forêt, dans le département de l'Aisne, au nord de la France. Une chasse à courre s'y déroulait au même moment. Le conjoint de la victime est persuadé que des chiens de la meute sont directement impliqués.

Mais bien évidemment, il faudra attendre les premiers éléments fournis par l'enquête judiciaire contre X pour "homicide involontaire (...) résultant de l'agression commise par des chiens", dont l'ouverture a été annoncée mercredi par le procureur de la République de Soissons, Frédéric Trinth. A ce stade, il n'y a "pas de piste privilégiée", a-t-il déclaré.

Des analyses d'ADN réalisées sur 67 chiens

L'association "Le rallye de la passion", qui a organisé la chasse à courre dans la forêt domaniale de Retz, a publié un communiqué, dans lequel elle précise :

Rien ne démontre l'implication des chiens de chasse dans le décès de cette femme

En tout cas, des prélèvements d'ADN ont été effectués sur 67 chiens au total, 62 appartenant à la société de vénerie, ainsi que les 5 dont le couple endeuillé est propriétaire. Le nombre d'analyses étant particulièrement important, il faudra plusieurs jours avant d'en connaître les résultats.

Les enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie d'Amiens sont chargés de faire la lumière sur cette affaire exceptionnelle. Le drame a eu lieu alors qu'Elisa Pilarski, décédée à la suite d' "une hémorragie consécutive à plusieurs morsures aux membres supérieurs et inférieurs, ainsi qu'à la tête", selon les examens scientifiques, se promenait dans les bois avec l'un de ses chiens nommé "Curtis". Avant l'attaque, elle avait appelé son conjoint par téléphone, pour l'alerter justement de la présence d'autres canidés menaçants qui rôdaient.

"Ça ne peut être que la chasse à courre", affirme le compagnon

Il dit être arrivé sur les lieux environ 45 minutes après le coup de fil, avoir croisé "des chiens de chasse dans un premier temps, un cavalier", puis vu "une trentaine de chiens" près de l'endroit où gisait le corps de sa compagne. Il ajoute :

Les chiens sortaient de ce précipice où il y avait Curtis, Curtis a reçu beaucoup de morsures à la tête (...) ça ne peut être que la chasse à courre
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