DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Scènes de chaos au Parlement monténégrin contre la "spoliation" de l'Église orthodoxe

euronews_icons_loading
Scènes de chaos au Parlement monténégrin contre la "spoliation" de l'Église orthodoxe
Tous droits réservés  AP
Taille du texte Aa Aa

Le Parlement du Monténégro a été le théâtre de scènes houleuses ce vendredi, au petit matin. L'épilogue d'une séance nocturne tendue, consacrée à un projet de loi prévoyant la nationalisation de biens détenus par l'Église orthodoxe. Les parlementaires pro-serbes ont tenté d'empêcher le vote de la loi, en jetant des pétards dans l'hémicycle . En vain. La loi a été adoptée avec une majorité de 45 parlementaires.

22 personnes ont été interpellées en lien avec ces incidents de séance, dont 17 députés d'opposition. La plupart ont été rapidement remis en liberté mais trois responsables du Front démocratique, le parti d'opposition, sont toujours sous les verrous.

"Je condamne cet acte inapproprié et irresponsable envers les parlementaires et irresponsable envers les citoyens du Monténégro, a réagi le Premier ministre Dusko Markovic. Mais je crois que ce sera une bonne leçon pour tout le monde et que quelque chose de semblable ne se reproduira plus jamais."

Une "spoliation" ?

Ce vote s'est déroulé au terme d'une journée marquée par des manifestations d'opposants dans plusieurs villes du pays. Les trois quarts des Monténégrins sont de confession orthodoxe. L'Église, propriétaire de nombreux monastères et lieux de culte, voient dans ce texteune manière de la spolier.

"Nous répétons que nous ne voulons pas l'abolition de la loi proposée mais que nous souhaitons qu'elle soit promulguée en respectant la Commission de Venise grâce à un dialogue avec l'Église et avec les autres communautés religieuses, a déclaré le métropolite Amfilohije Radovic, métropolite de l'Église orthodoxe serbe du Monténégro. Nous n'avons pas eu jusque là de véritable dialogue."

Jeudi, à Podgorica, le centre-ville était bloqué par la police pour empêcher les manifestants et des responsables de l'Église d'approcher le Parlement. Un évêque aurait subi des violences physiques dans le nord du pays. L'information n'est pas confirmée par la police.