Gazoduc EastMed : un accord va être signé à Athènes

Gazoduc EastMed : un accord va être signé à Athènes
Tous droits réservés euronews
Par euronews
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

Israël doit signer à Athènes avec la Grèce et Chypre un accord sur le projet de gazoduc EastMed. Ce pipeline de 2.000 km doit permettre d'acheminer entre 9 et 11 milliards de m3 de gaz naturel par an.

PUBLICITÉ

L'oléoduc EastMed va définitivement changer la carte énergétique de l'Europe. Ce jeudi, à Athènes, la Grèce, Israël et Chypre doivent signer l'accord du projet d'infrastructure. En 2018 déjà, les dirigeants étaient enthousiastes.

"Nous pensons que cela ouvrira de nouvelles opportunités énergétiques pour l'Europe, c'est important pour la sécurité de l'Europe, pour nos économies respectives, mais aussi pour l'ancrage de cette coopération régionale," déclarait Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien en décembre 2018.

EastMed, un projet évalué entre 6 et 7 milliards d’euros, doit s’étendre sur près de 2 000 kilomètres et devrait à terme pouvoir acheminer quelque 10 milliards de mètres cubes de gaz par an à destination de la Grèce, puis d’autres pays du sud de l’Europe.

Des tensions autour du projet

La découverte de réserves d'hydrocarbures en Méditerranée orientale a déclenché une ruée vers les richesses énergétiques et un conflit entre Chypre et la Turquie. La Turquie et le président Erdogan font déjà face à des sanctions de l'Union européenne concernant les navires qui cherchent du pétrole et du gaz au large de Chypre, dont le gouvernement à Nicosie n'est pas reconnu par Ankara.

Le leader turc a également conclu un accord maritime litigieux avec la Libye, étendant les revendications d'Ankara sur une grande zone maritime riche en gaz.

Erdogan craint désormais que le projet EastMed ne gâche ses efforts pour étendre son contrôle dans la région. Il estime qu'aucun accord ne peut être mis en œuvre si Ankara n'y participe pas également. Des objections qui n'ont pas été suffisantes pour freiner l'avancée d'EastMed.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Chypre accusé d'être l'île du blanchiment d'argent pour les Russes

Guerre Israël - Hamas : la crainte de la contagion

Le Louvre et Versailles évacués au lendemain de l'attaque meurtrière d'Arras