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Erdogan a le feu vert pour envoyer l'armée turque sur le théâtre de guerre libyen

Turkey's President Recep Tayyip Erdogan arrives to deliver a speech at an event in Ankara, Monday, Dec. 30, 2019
Turkey's President Recep Tayyip Erdogan arrives to deliver a speech at an event in Ankara, Monday, Dec. 30, 2019 Tous droits réservés Presidential Press Service via AP, Pool
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Par Joël Chatreau
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Le président turc, soutenu par le Parlement, entend venir en aide au gouvernement d'union nationale de Libye menacé par le maréchal Haftar.

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En avant pour aller à la rescousse du gouvernement d'union nationale de Libye, officiellement reconnu par l'ONU mais menacé en permanence par le redoutable maréchal HaftarLe président turc, Recep Tayyip Erdogan, a les mains libres pour envoyer des troupes sur place : le Parlement lui a donné son feu vert jeudi après-midi, 325 députés ont voté en faveur de la motion autorisant l'intervention militaire, 184 s'y sont opposés. Selon le texte, l'armée turque pourra agir sur le territoire libyen pendant un an.

Si cette nouvelle offensive des soldats turcs à l'étranger, cette fois sur le champ de bataille libyen déjà très sanglant, venait à être lancée concrètement, elle ne manquerait pas d'envenimer le combat fratricide qui se déroule dans le pays depuis la chute du régime du colonel Kadhafi en 2011. Le dirigeant islamo-conservateur Erdogan soutient qu'il ne ferait que tenir sa promesse d'aider militairement le chef du gouvernement de Tripoli, Fayez al-Sarraj; un accord de coopération sécuritaire avait été conclu entre les deux exécutifs en novembre dernier.

Ibrahim Kalin, porte-parole de la présidence turque, a justifié ainsi le vote du Parlement :

C'est une étape importante pour assurer la paix et la stabilité en Libye et défendre nos intérêts en Afrique du Nord et en Méditerranée

Les puissances régionales placent leurs pions

Les enjeux vont bien au-delà du conflit à l'intérieur de la Libye, plusieurs grandes puissances de la région agissent plus ou moins ouvertement en faveur d'un camp ou de l'autre. La Turquie donc, tout comme le Qatar, se placent aux côtés du pouvoir "officiel" libyen, alors que l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l'Egypte apportent leur soutien au maître de l'Est du pays, Khalifa Haftar, qui ne rêve que d'une chose, s'emparer de la capitale, Tripoli.

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