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Berlin accueille une conférence pour tenter de pacifier la Libye

Berlin accueille une conférence pour tenter de pacifier la Libye
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Par Euronews avec AFP
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đŸ‡±đŸ‡Ÿ ConfĂ©rence pour la Libye : Fayez el-Sarraj et Khalifa Haftar ne devraient pas siĂ©ger Ă  la mĂȘme table. Les discussions risquent d'ĂȘtre tendues.

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Les dirigeants des principaux pays impliqués dans le conflit qui déchire la Libye se réunissent dimanche à Berlin pour tenter de relancer le processus de paix, et d'éviter que la guerre civile ne le transforme en "deuxiÚme Syrie".

L'objectif principal de ce sommet sous l'Ă©gide de l'ONU, qui s'ouvre en dĂ©but d'aprĂšs-midi et doit se terminer tard le soir, est de mettre fin aux interfĂ©rences Ă©trangĂšres multiples dans cet Etat, oĂč le conflit se nourrit d'appĂ©tits autour de ses importantes rĂ©serves en pĂ©trole, de rivalitĂ©s politiques rĂ©gionales et de jeux d'influence.

Ni pessimiste, ni naĂŻf

Un engagement Ă  respecter l'embargo sur les livraisons d'armes, dĂ©crĂ©tĂ© en 2011 mais restĂ© largement lettre morte, est notamment attendu, selon le projet d'accord final vu par l'AFP. Il doit aussi lancer un appel Ă  un arrĂȘt "total" et durable des hostilitĂ©s sur le terrain.

L'émissaire de l'ONU pour la Libye Ghassan Salamé a indiqué à l'AFP que la Libye avait "besoin" que les interférences étrangÚres, qui attisent le conflit, "cessent".

"Je ne suis pas assez pessimiste pour dire que Berlin ne servira à rien mais je ne suis pas assez naïf pour dire que ce sera la fin des divisions internationales. Mais si on peut alléger, réduire, calmer, nuancer les divisions surtout régionales mais aussi internationales qu'on a vu ces derniers temps, ça serait trÚs bien" a-t-il ajouté.

Entre l'arrivée récente sur le terrain de militaires turcs, la présence soupçonnée de mercenaires russes et l'afflux continu d'armes livrées par plusieurs Etats, la communauté internationale craint de voir le conflit dégénérer.

Sarraj et Haftar, pas assis Ă  la mĂȘme table

"Il s'agit d'un conflit régional qui s'étend et qui ressemble de plus en plus à la Syrie", a indiqué samedi soir un haut responsable du Département d'Etat américain sous couvert d'anonymat. "C'est la raison pour laquelle toute la communauté internationale se mobilise".

L'Europe redoute en outre un nouveau flux de migrants vers ses cÎtés, une crainte sur laquelle joue la Turquie pour justifier son intervention. "La violence à Tripoli provoquerait de nouveaux flots de réfugiés", a indiqué samedi soir la présidence turque.

Les deux principaux protagonistes de la crise en Libye, Fayez al-Sarraj, chef du Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU, et Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, seront prĂ©sents Ă  Berlin. Mais ils ne devraient pas siĂ©ger Ă  la mĂȘme table.

Le premier est soutenu par la Turquie tandis que le second l'est par la Russie.

Le rĂŽle d'Ankara et Moscou

Les dirigeants de ces deux puissances, qui jouent aujourd'hui un rÎle clé en profitant du vide laissé par les Européens, retrouvent à Berlin notamment les dirigeants égyptien, français, italien ou allemand.

"Laisser la Libye à la merci d'un seigneur de guerre serait une erreur de portée historique", a lancé samedi le président turc Recep Tayyip Erdogan, parlant du maréchal Haftar.

La France est elle aussi soupçonnée par ses partenaires européens de soutenir l'homme fort de l'Est libyen plutÎt que le GNA. Il faut "voir les choses telles qu'elles sont, le rapport de force tel qu'il est" avec le maréchal Haftar qui contrÎle avec ses alliés "grosso modo 80% du territoire", fait valoir une source diplomatique française.

Cessez-le-feu

Sur le terrain, l'ONU espĂšre aussi lors de cette confĂ©rence "consolider le cessez-le-feu" obtenu par Moscou et Ankara et entrĂ© en vigueur depuis le 12 janvier. Jusqu'ici, la trĂȘve a Ă©tĂ© plus ou moins respectĂ©e entre les forces du marĂ©chal Haftar Ă  celles du GNA aux portes de la capitale.

AprĂšs s'ĂȘtre emparĂ© de l'Est et d'une grande partie du Sud libyen, le marĂ©chal Haftar est parti Ă  la conquĂȘte du centre du pouvoir Ă  Tripoli, tablant sur une victoire Ă©clair. Mais il fait face depuis dĂ©but avril Ă  une rĂ©sistance farouche.

Son rival le chef du GNA a demandĂ©, dans une interview Ă  paraĂźtre dimanche dans le quotidien allemand Welt, l'envoi en Libye d'une "force militaire internationale" sous l'Ă©gide de l'ONU au cas oĂč le marĂ©chal Haftar reprendrait les combats. Elle aurait pour mission de "protĂ©ger la population civile", a-t-il dit.

Dans ce contexte, les forces pro-Haftar ont bloqué samedi les principaux terminaux pétroliers de l'est de la Libye, jetant un froid à la veille du sommet de Berlin. Une maniÚre pour elles de protester contre l'intervention turque dans le pays.

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