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5G : la méfiance envers Huawei

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Le géant chinois des télécoms suscite la méfiance des gouvernements occidentaux en raison de ses liens supposés avec l'Etat chinois. Plusieurs pays, Etats-Unis en tête, refusent d'avoir recours à Huawei pour mettre en place leurs futurs réseaux 5G.

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Huawei, géant chinois des télécoms, suscite la méfiance des gouvernements occidentaux en raison de ses liens supposés avec l'Etat chinois. Plusieurs pays refusent d'avoir recours à Huawei pour mettre en place leurs futurs réseaux 5G.

Les Etats-Unis ont déjà banni les équipements Huawei de leurs infrastructures réseaux. Ils ont été imités par l'Australie, le Japon, le Royaume-Uni, le Danemark ou encore la Pologne.

En octobre 2019, le PDG de Huawei rejetait toute accusation. A la question de notre journaliste Damon Embling lui demandant si Huawei avait déjà eu recours à de l'espionnage, Ren Zhengfei avait démenti  en précisant : "Si nous étions impliqués dans un quelconque problème de sécurité, les Etats-Unis auraient utilisé cela comme preuve auprès de l'Union européenne, mais nous n'avons rien fait et nous n'aurions aucun intérêt à le faire".

A l'occasion de cette interview, les dirigeants de l'entreprise présents sur le campus de Huawei à Shenzhen en Chine avaient assuré à Euronews que leurs technologies ne contenaient aucune fonctionnalité de surveillance. Pour l'entreprise : les gouvernements occidentaux devraient plutôt reporter leurs inquiétudes du côté des fournisseurs.

"Nous n'exploitons pas le réseau, ce qui signifie que nous ne possédons aucune donnée. Nous fournissons les technologies, nous fournissons les solutions de production à nos clients. Donc les données appartiennent à l'opérateur, c'est lui qui en est propriétaire. C'est aux opérateurs de se conformer à la loi", indiquait alors Edward Zhou, vice-président de Huawei en charge des affaires publiques.

En octobre dernier, dans un rapport d'évaluation des risques liés à la 5G, l'Union européenne a mis en garde contre Huawei sans le nommer directement. Une mise en garde que le vice-président de Huawei en charge de la cybersécurité relativise. "Ils s'inquiètent un peu trop. La raison est qu'ils mélangent beaucoup de choses. Pour commencer, ils ne seront pas capables de faire de réseau 5G. Ils vont devoir copier le modèle et ensuite construire de la 5G. Il y a un besoin de coopération mondiale", souligne Mika Lauhde.

Le PDG Ren Zhengfei assure que la firme n'est pas impactée par les critiques. Au contraire : "Le lobbying de nombreux responsables politiques dans le monde a eu un impact positif sur Huawei. En voyant un pays aussi puissant que les Etats-Unis attaquer Huawei, les clients de nombreux pays ont pris cela comme un signe de la force de Huawei. Il n'y aura pas de risques financiers. Notre croissance n'est pas si mauvaise. Certains clients choisissent de ne plus acheter chez Huawei, c'est compréhensible. Mais beaucoup d'autres continuent à le faire."

Malgré les critiques, le groupe chinois qui caracole en tête des plus gros fabricants mondiaux de smartphones aux côtés de Samsung entend poursuivre sa croissance.

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