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26 000 personnes marchent contre la PMA pour toutes à Paris

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Slogan du collectif "Marchons, Enfants" à Paris, le 19 janvier 2020.
Slogan du collectif "Marchons, Enfants" à Paris, le 19 janvier 2020.   -  
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AFP
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Deux jours avant l'examen de la loi bioéthique au Sénat, la PMA pour toutes cristallise les débats en France. Ce dimanche à Paris, près de 26 000 personnes (selon l'Institut de sondage indépendant Occurrence) ont manifesté pour montrer leur opposition à l'ouverture de la Procréation médicalement assistée (PMA )à toutes les femmes - couples lesbiens et femmes célibataires.

Une manifestations organisée par le collectif « Marchons, enfants ! » qui réunit 22 associations, dont La Manif pour tous, opposée à l'ouverture du mariage aux couples homosexuels en 2012. Pour les participants, il s'agit cette fois défendre les droits de l'enfant et la paternité.

"Avec PMA sans père, on nie complètement la paternité, elle n'y sera pas. L'enfant sera donc élevé sans père et surtout ne le connaîtra pas", soutient la manifestante Blondine Trémembert.

"C'est important de défendre la famille et de défendre la procréation naturelle pour l'équilibre de l'enfant et pour son épanouissement. Et donc on pense que la loi qui est en train de passer est complètement injuste", estime pour sa part Gabriel Bonnefoy, séminariste.

"J’ai eu deux mères qui m’aimaient et ça m’est très bien allé"

Clément Hertling, 24 ans, est né par PMA de mères lesbiennes. Il travaille aujourd'hui comme administrateur réseau aux Etats-Unis. Il souhaite tordre le coup à l'argument des anti-PMA pour toutes, selon lequel les enfants de couples de femmes auraient des problèmes de développement en raison de l'absence d'une figure paternelle.

"Je pense que le concept de la figure du père nécessaire dans la famille n’a pas vraiment de base. Je pense que ce qui est important surtout pour un enfant, c’est d’avoir des parents qui l’aiment. Il y a des enfants qui vivent dans des familles monoparentales qui grandissent très bien, et il y a des enfants qui grandissent avec deux parents qui ont plein de problèmes dans leur famille", estime le jeune homme.

Je pense que le concept de la figure du père nécessaire dans la famille n’a pas vraiment de base. Je pense que ce qui est important surtout pour un enfant, c’est d’avoir des parents qui l’aiment.
Clément Hertling
né par PMA de mères lesbiennes.

"Je pense que ça dépend des situations, plus que de la composition précise de la famille. Moi, je sais que j’ai eu deux mères qui m’aimaient et ça m’est très bien allé, je ne me suis pas senti particulièrement orphelin de père", poursuit Clément Hertling.

Le projet de loi bioéthique sera étudié par les sénateurs jusqu'au 7 février, avant d'être renvoyé à l'Assemblée nationale pour une deuxième lecture.

Le texte ne sera donc pas adopté définitivement avant l'été 2020. D'ici là, partisans et opposants promettent de se mobiliser.

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