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Brexit : les gagnants et les perdants du Parlement européen

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Brexit : les gagnants et les perdants du Parlement européen
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Francisco Seco - ASSOCIATED PRESS - Francisco Seco
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Ils étaient bruyants. Ils avaient du franc-parler-et de l'irrévérence. Les députés britanniques vont certainement manquer au Parlement européen. À partir du 1er février, l'arène politique sera différente. Pour la première fois, le Parlement européen se réduit, de 751 à 705 membres.

Le Brexit va aussi modifier l'équilibre des pouvoirs entre les groupes politiques.

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Le Parlement européen après le BrexitEuronews
  • Les gagnants : la droite et l'extrême droite

La droite conservatrice, le Parti Populaire Européen, sera le grand gagnant. Sans député britannique, le parti ne perd aucun siège. Il gagne même cinq députés supplémentaires.

Pour les nationalistes, le Brexit est aussi une bonne chose. Le groupe d'extrême-droite va surpasser le groupe des Verts, devenant le quatrième groupe du Parlement européen.

Mais il est encore trop tôt pour crier victoire : le départ de la délégation du "Brexit party" va affaiblir les positions des nationalistes dans la plupart des politiques européennes.

  • Les perdants : les libéraux et les sociaux-démocrates

Le grand perdant, c'est le groupe libéral Renew Europe, là où siègent les députés macroniens. Il perd 11 sièges. Malgré tout, les forces pro-européennes devraient conserver leur influence, notamment sur l'environnement si l'on en croit Dylan Casey Mashall de l'institut de sondage, Europe elects. Selon lui, les groupes politiques européens qui soutiennent la Commission dans son ensemble tels que les sociaux-démocrates, les libéraux et le PPE gagneront même en influence après le Brexit, notamment sur les questions écologiques.

  • Le risque de désunion

Mais les dissensions internes pourraient jouer contre le PPE, qui est aussi la plus grande famille politique du Parlement.

Selon Doru Frantescu, fondateur de Vote watch, le parti ne peut pas se reposer sur ses lauriers. "Il est important de voir si le PPE sera en mesure de capitaliser cet avantage numérique, s'il sera cohérent, ce qui dépend des domaines politiques." explique cet expert. "Vous devez également vous mettre d'accord au sein du groupe. Il ne suffit pas d'avoir de gros chiffres".

Le parti de Viktor Orban, le" Fidesz " pourrait décider de quitter le groupe PPE pour passer au groupe eurosceptique de l'ECR, dirigé par le parti polonais Droit et Justice. Ce qui pourrait lui faire perdre l'avantage gagné avec le départ des Britanniques.

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