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En Irlande, les thèmes sociaux ont dominé la campagne des législatives

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En Irlande, les thèmes sociaux ont dominé la campagne des législatives
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Le tigre celtique est de retour. L'économie irlandaise affiche le taux de croissance le plus élevé de l'Union européenne, le marché de l'emploi est au plus haut, mais le sort des plus démunis a dominé la campagne électorale avant les législatives de samedi. D'après les estimations, le pays compte 10 000 sans-abris. Patrick Hynes dort dans une tente depuis quatre mois et pour lui, le Premier ministre et son parti de centre-droit n'ont pas pris la mesure du phénomène.

« Ils ne font strictement rien »

« Je pense que si Leo Varadkar ou n'importe quel membre de son parti venait vivre avec les sans-abris pendant une semaine, passer quelques nuits dans ces conditions, voir ce que c'est de dormir dans un foyer, peut-être qu'ils auraient un autre point de vue, peut-être qu'ils seraient capables de comprendre et de nous aider davantage parce qu'actuellement ils ne font rien, strictement rien », fulmine-t-il.

Autre thème de campagne, le déclin des services de santé avec des listes et des files d'attentes qui n'en finissent plus de s'allonger. Kelly Tallant souffre d'une maladie pulmonaire. Elle raconte avoir passé récemment 42 heures sur un brancard d'hôpital.

« Vous croisez les doigts » pour ne pas être envoyé aux urgences

« C'est vraiment honteux, dit-elle. Il n'y a aucune prise en charge en dehors des services d'urgence. Mes fonctions pulmonaires ont chuté à 39 %, un tiers de la capacité d'une personne normale. Et je n'ai même pas eu de physiothérapie. J'ai dû attendre cinq mois pour en avoir. Quand j'ai perdu beaucoup de poids, je n'ai eu aucun suivi diététique, pas de soins infirmiers. En gros, votre interlocuteur est votre généraliste et quand vous allez le voir, vous croisez les doigts pour qu'il ne vous envoie pas aux urgences. »

Ce sont donc bien les questions sociales qui ont été au cœur de cette campagne et le parti Fine Gael, qui dirige le pays en coalition avec le Fianna Fail, risque fort d'y laisser des plumes.

« Cela leur a causé beaucoup de tort, assure Fiach Kelly, journaliste au Irish Times. Le Fine Gael a donné l'impression qu'il était le parti représentant la classe moyenne supérieure. C'est le bâton qu'ont utilisé leurs opposants pour les attaquer ces dernières années. »

C'est la deuxième fois en quatre ans que les Irlandais sont appelés aux urnes pour des élections générales. Et aucun parti ne semble en capacité d'obtenir la majorité.

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