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Coronavirus en Italie : habitants confinés, économie impactée et détenus en colère

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Coronavirus en Italie : habitants confinés, économie impactée et détenus en colère
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Une partie de l'Italie tourne au ralenti, les autorités ayant décidé de placer près d'un quart de la population en quarantaine, soit près de 15 millions d'habitants.

C'est une mesure inédite en Europe, une décision drastique afin de tenter de contenir l'épidémie de coronavirus.

L'Italie est le pays le plus touché après la Chine : près de 7500 cas ont été détectés et plus de 350 personnes sont mortes.

Confinement jusqu'au 3 avril

Les mesures de confinement couvrent une grande partie du nord de l'Italie, allant de Milan jusqu'à Venise. Cela se traduit par une très forte limitation des déplacements. Et cela vaut au moins jusqu'au 3 avril prochain.

Les trois régions impactées sont la Lombardie, la Vénétie et l'Emilie-Romagne, trois des zones les plus dynamiques sur le plan économique.

Selon des chiffres datant de 2017 de l'Institut national des statistiques (Istat) ces trois régions, sur les vingt que compte l'Italie, représentaient 40,1% du Produit intérieur brut (PIB) mais seulement 31,5% de la population, et sont donc les plus productives de la péninsule.

Risque de récession économique

Déjà vacillante, l'économie italienne risque de tomber en récession, l'épidémie de coronavirus paralysant les régions les plus productives du pays, frappées par des mesures de restriction.

Pour autant, le gouvernement s'est refusé à imposer un blocus sur le poumon économique du pays.

"Les mesures restrictives qui ont été prises concernant des territoires d'une grande importance pour l'économie italienne auront des conséquences sur les activités économiques liées aux transports, au divertissement et à la vie sociale", a reconnu lundi le ministère italien de l'Economie dans un communiqué. "Il faut souligner cependant que les activités de production et l'administration publique continueront à fonctionner normalement", rappelle le ministère.

Barrages routiers et prisons ébullition

Dans la région de Casalpusterlengo, épicentre de l'épidémie en Italie, les barrages routiers sont toujours en place.

Les policiers attendent les directives du gouvernement, compte tenu de l'élargissement de la zone de confinement.

La situation est aussi incertaine dans plusieurs prisons du pays. En cause : la décision du gouvernement de suspendre les visites, pour éviter la propagation de l'épidémie. Cela a déclenché des émeutes dans une dizaine d'établissements pénitentiaires. Et plusieurs détenus sont morts au cours de ces émeutes.