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La porte de l’UE n’est toujours pas ouverte pour Tirana et Skopje

Rencontre à Bruxelles entre les dirigeants de l'UE et ceux des Balkans occidentaux
Rencontre à Bruxelles entre les dirigeants de l'UE et ceux des Balkans occidentaux   -   Tous droits réservés  European Union
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La Macédoine du Nord et l'Albanie sont dans l'incertitude. Les perspectives de lancer les négociations d'adhésion à l'Union européenne sont au point mort depuis le mois d'octobre après le refus formulé par la France, les Pays-Bas et le Danemark. Paris estime qu'avant d'entamer les pourparlers, les 27 doivent revoir le processus d'intégration.

La Commission européenne a donc présenté le mois dernier la nouvelle procédure. Reste à savoir si ces propositions seront suffisantes pour convaincre les trois capitales. " L'Europe a besoin de cette procédure et nous devons la mettre en œuvre ensemble", explique Olivér Várhelyi, Commissaire européen chargé de l’Elargissement.

Nous savons qu'il y a un fort soutien pour lancer les négociations avec l'Albanie et la Macédoine du Nord
Kati Piri
Eurodéputée social-démocrate

Cinq pays sont actuellement candidats à l'adhésion. Les discussions avec la Serbie et le Monténégro sont en cours et pourraient se conclure d'ici 2025. Les négociations avec la Turquie sont, elles, dans l'impasse. Enfin l'Albanie et la Macédoine du Nord espèrent pouvoir commencer prochainement les pourparlers.

Le choix des Etats membres

Avec la nouvelle méthodologie, l'UE souhaite concentrer les efforts sur des points fondamentaux comme l'Etat de droit, la démocratie et l'économie. La Commission espère rendre le processus plus dynamique et prévisible. Elle envisage aussi de pouvoir suspendre les discussions ou de rouvrir des chapitres en cas de recul dans les réformes engagées par les candidats. Mais au Parlement européen les yeux sont tournés vers les pays membres et leurs dirigeants. "Il y a trois pays qui bloquent. La question est de savoir si nous avons fait assez ces dernières semaines pour convaincre ces trois capitales ", précise l’eurodéputée sociale-démocrate Kati Piri. "Cela ne relève plus de la Commission il faut voir ce que va décider Paris", résume-t-elle.

La Commission et la présidence croate de l'Union européenne veulent maintenir l'élargissement à l'ordre du jour. Les chefs d'Etat et de gouvernement pourraient faire le point lors du Conseil européen à la fin du mois. Un sommet entre l'Union et les Balkans occidentaux est aussi prévu en mai à Zagreb.