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L’UE craint de voir le coronavirus atteindre les camps de réfugiés

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Des migrants font face aux forces de l'ordre dans le camp de Moria en Grèce le 16 mars 2020
Des migrants font face aux forces de l'ordre dans le camp de Moria en Grèce le 16 mars 2020   -   Tous droits réservés  Panagiotis Balaskas
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Ce serait un scénario catastrophe. Le risque de voir l’épidémie de coronavirus atteindre les camps de réfugiés en Europe est réel. Les migrants sont particulièrement vulnérables. Les règles de distanciation sociale semblent difficiles à mettre en place dans des espaces déjà surpeuplés comme dans le camp de Moria, sur l’île grecque de Lesbos. Les organisations d’aide humanitaire s’interrogent sur les mesures préventives possibles et sur l’accès aux soins si cela devait s’avérer nécessaire. Le risque est aussi de voir un mouvement de panique s’emparer des réfugiés à l’annonce d’un premier cas avéré d’infection.

La Commissaire européenne chargée des Affaires intérieures, Ylva Johansson, estime qu'il faut "prendre des mesures immédiatement" . La responsable suédoise reconnaît que la situation deviendrait très difficile si l’épidémie devait atteindre n’importe quel centre d’accueil de demandeurs d’asile.

En principe la crise provoquée par l’épidémie ne devrait pas suspendre l’analyse des demandes d’asile selon le professeur Philippe De Bruycker de l’Université libre de Bruxelles (ULB). Les procédures doivent être suivies. Si des réfugiés devaient être positifs au covid-19 "on peut mettre en place des mesures de quarantaine, ou même des mesures de détention ou de restriction de mouvement sur le territoire du pays", ajoute-t-il.

Mais les effets de l’épidémie se font déjà ressentir pour les demandeurs d’asile en Europe. Les interactions sociales sont moins nombreuses. Dans le cadre des mesures de confinement plusieurs pays membres veulent limiter les contacts.

Le risque est évalué par toutes les institutions de l’UE. Au Parlement de nombreux eurodéputés réclament une réponse européenne immédiate. Ils ne veulent pas ajouter une crise sanitaire aux difficultés migratoires sur les îles grecques. Les parlementaires demandent ainsi une évacuation urgente des camps.