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Hongrie : un Viktor Orban toujours plus autoritaire sous prétexte de coronavirus

Hongrie : un Viktor Orban toujours plus autoritaire sous prétexte de coronavirus
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La Hongrie pourrait, dès ce mardi et sur fond d'épidémie de coronavirus, franchir un nouveau pas vers l'autoritarisme. Viktor Orban, le Premier ministre nationaliste, a demandé au parlement de prolonger l'état d'urgence et de lui octroyer ainsi les pleins pouvoirs avec la faculté de gouverner par décrets. Un genre de mesure d'urgence qui ne plaît pas du tout aux instances européennes.

Réaction de David Sassoli, président du Parlement européen : "Nous sommes sûrs du fait qu'en accord avec nos valeurs, bien-sûr nous affrontons cette crise du mieux que nous pouvons et donnons la meilleure réponse possible à nos concitoyens, mais nous ne pensons pas que dans ces situations de crise la démocratie devrait être suspendue".

Si la loi est adoptée, Viktor Orban pourrait, par décret, suspendre le calendrier électoral et sans contrôle parlementaire légiférer par décrets sur tous les sujets."J'ai clairement dit que je n'avais pas le temps de discuter des questions juridiques", a-t-il expliqué à la radio publique.

Isabelle Kumar, d'Euronews, interroge la ministre hongroise de la Justice : "Cette loi va t-elle être réexaminée à un moment ? Y a t-il une clause qui dit quand cette mesure d'extension de l'état d'urgence prendra fin ?

Réponse de Judit Varga : "Oui, il y a effectivement une clause qui dit que c'est le parlement hongrois qui décidera de la fin de cette clause de situation d'urgence et qui du coup mettra fin à cette loi".

Un autre article de la loi prévoit des peines de jusqu'à cinq ans de prison pour la diffusion de "fake news" sur le virus... Pour l'opposition, une menace claire aux derniers médias indépendants de Hongrie.