DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Au Daguestan, les autorités admettent l'ampleur de la « catastrophe »

euronews_icons_loading
Au Daguestan, les autorités admettent l'ampleur de la « catastrophe »
Tous droits réservés  AFP
Taille du texte Aa Aa

Les autorités du Daguestan ont fini par l'admettre. La petite république russe est frappée de plein fouet par le coronavirus. Elles évoquent même une « catastrophe ».

Les chiffres officiels qui font état de moins de 3 500 cas avérés et de 29 morts ne sont pas fiables, de l'aveu même du mufti Akhmad Abdoulaïev. Contaminé lui aussi, celui qui préside l'administration spirituelle musulmane du Daguestan l'a dit sans détours au président russe Vladimir Poutine, lors de cette visioconférence.

« Le problème est que les chiffres publiés correspondent seulement aux décès dans les hôpitaux, a-t-il expliqué. Personne ne publie de statistiques sur les personnes qui meurent chez elles. Elles meurent, elles sont aussitôt enterrées selon la tradition musulmane et personne ne recense ces décès comme étant dus au coronavirus. »

Le Daguestan, parent pauvre de la Russie, ne dispose ni de tests, ni du matériel de protection suffisant pour les soignants. Décrété le 1er avril, le confinement obligatoire n'y a pas été respecté. Moscou a promis des aides, notamment pour mettre en place un centre médical spécialisé.