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Le Conseil de l’Europe appelle à renforcer la lutte contre la corruption

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Le Conseil de l’Europe appelle à renforcer la lutte contre la corruption
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La société civile européenne fait entendre sa voix pour lutter contre la corruption. Ces derniers mois des rassemblements ont eu lieu en République tchèque pour réclamer la démission du Premier ministre tchèque. A Varsovie les manifestants demandent de sauvegarder l'indépendance des juges.

Les revendications sont de plus en plus fortes en Europe pour exiger plus de transparence. Dans son rapport annuel l'organe anti-corruption du Conseil de l'Europe, appelé GRECO, souligne des progrès mais il faut poursuivre les efforts. Le secrétaire exécutif du GRECO (Groupe d’Etats contre la corruption), Gianluca Esposito, déplore "le faible taux de mise en oeuvre de nos recommandations aux parlementaires nationaux, il n'est que de 26 - 27%". Il estime que ce chiffre explique, en partie, le manque de confiance des citoyens dans l’action politique. Le GRECO insiste aussi sur la détérioration observée dans certains pays membres de l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Imposer davantage de transparence

Alors que l'Union européenne propose un plan de relance de 750 milliards d'euros, de nombreuses voix s'inquiètent des risques de corruption autour de ces fonds.

Une eurodéputée hongroise veut mettre en place une liste noire d'entreprises condamnées pour fraude et leur interdire l'accès pendant 5 ans aux offres européennes. Katalin Cseh estime que les pays membres qui refusent de participer au parquet européen ne devraient pas non plus bénéficier des fonds de l'UE. "En ces temps difficiles où le moindre centime compte pour la relance de notre économie et pour la transition écologique, nous ne pouvons pas nous permettre de gaspiller de l'argent à cause de la corruption", insiste l’élue libérale.

Le parquet européen devrait être opérationnel d'ici la fin de l'année. Il pourra traiter des affaires de détournement de fonds européens, des cas de corruption ou encore de fraude à la TVA.