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Coronavirus : le casse-tête de la rentrée pour les universités européennes

Examens en Espagne en juillet 2020.
Examens en Espagne en juillet 2020.   -   Tous droits réservés  Emilio Morenatti/AP
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Vendredi dernier, les examens d'entrée à l'université en Espagne ont pris fin. Plus de 200 000 étudiants passent chaque année ces examens essentiels pour commencer la vie universitaire. Mais, pandémie oblige, cette année ils ont été modifiés par le coronavirus.

Distance de 1,5 mètre entre les tables, utilisation obligatoire de masques et gel désinfectant... cette génération d'étudiants associera pour toujours ce passage vers l'université avec le nouveau coronavirus.

Et si cet examen d'entrée a été perturbé, le début de l'année universitaire 2020-2021 semble également incertain, et ce, dans toute l'Europe.

Quelle est la situation en Europe pour la rentrée universitaire ?

Espagne

Le ministère des universités a proposé d'alterner l'enseignement en ligne et les cours à la faculté dans les cas où une distance de 1,5 mètre entre les étudiants peut être assurée.

En ce sens, l'Université de Valladolid, par exemple, a décidé de dédoubler les salles de classe ou de diviser les groupes lorsque cela est possible et d'opter pour des cours en ligne lorsque cette possibilité n'existe pas, a confirmé un membre de son corps professoral à Euronews.

Les six universités publiques de Madrid envisagent la même solution.

France

Des universités optent également pour un modèle mixte. Selon les instructions du ministère de l'Enseignement supérieur, la moitié des cours devront être dispensés en ligne.

"Le seul enseignement à distance est vain ; ce n'est pas la solution", a défendu Jean Chambaz, président de l'université de la Sorbonne, dans un entretien avec Le Parisien. "Il doit être un élément complémentaire à l'enseignement présentiel. On n'apprend jamais mieux qu'en collectif. On a besoin du contact et des échanges avec les étudiants. L'enseignement doit être hybride."

Italie

Le ministère de l'Université soutient le retour des étudiants en classe. "A partir de septembre, nous allons recommencer avec des cours en face à face mais nous allons aussi permettre l'intégration avec l'enseignement à distance car nous avons le problème de la surpopulation", a déclaré le ministre Gaetano Manfredi sur la chaîne de télévision Sky tg24.

"D'un autre côté, nous avons le problème des étudiants étrangers et des étudiants qui auront besoin d'un enseignement à distance. Nous ne devons abandonner personne", a-t-il poursuivi.

L'université de Bologne a annoncé qu'elle combinerait les deux modèles au cours du premier semestre.

Manfredi a écarté l'idée d'installer des panneaux de plexiglas pour séparer les étudiants, mais pas celle d'augmenter le nombre de salles de classe ou les horaires des cours.

Royaume-Uni

Si Cambridge a déjà annoncé que ses cours seront en ligne tout au long de l'année, d'autres universités comme Manchester ont déclaré qu'elles opteraient pour cette mesure uniquement à l'automne, dans un premier temps.

Une question controversée parmi les étudiants des universités britanniques est le fait que les frais d'inscription n'ont pas été réduits malgré l'absence de cours en présentiel. Ces frais peuvent s'élever à un maximum de 9 250 £ par an (environ 10 000 euros), selon la BBC.

Allemagne

La situation évolue au fur et à mesure que de nouvelles informations sur la pandémie deviennent disponibles. La chaîne de télévision Deutsche Welle considère que cela pourrait être une opportunité pour ses universités, car étant gratuites, elles pourraient attirer des étudiants étrangers qui, sans la pandémie, auraient choisi les États-Unis ou le Royaume-Uni.