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Au Bélarus, des observateurs intimidés

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Au Bélarus, des observateurs intimidés
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Le Bélarus s'apprête à vivre dimanche une élection pas comme les autres. Depuis plusieurs semaines, le pays connaît un mouvement de contestation sans précédent.

Chaque semaine, des manifestants sont descendus dans la rue, pour protester contre le président autoritaire Alexander Lukashenko, au pouvoir depuis 26 ans. Plusieurs groupes de défenses des droits humains ont fait état d'arrestations et d'intimidations.

Les observateurs internationaux n'ont pas été invités à surveiller le scrutin présidentiel, et alors que certains bureaux de vote ont procédé à une élection anticipée, certains d’observateurs biélorusses affirment avoir été intimidés et empêchés de faire leur travail.

Participer au changement

C'est le cas de Katia Polidovets : "J'étais installée tranquillement, je ne parlais à personne, sauf au chef du bureau de vote. Puis une femme s'est approchée de moi. Elle s'est présentée comme la directrice de l'école où se tenait l'élection et elle m'a demandé de quitter l'établissement. Je lui ai demandé à plusieurs reprises pour quels motifs elle me demandait de partir, et comment alors je pouvais exercer mon droit d'observation ?"

Katia a décidé de s'inscrire comme observatrice du scrutin, pour participer au changement qu'elle souhaite voir dans son pays.

Honnêtement, j'ai peur. Mais je lutte parce qu'on ne peut pas avoir peur éternellement. Je suis prête pour le changement et je pense que toute la nation biélorusse est prête également. Nous avons grandi.
Katia Polidovets
observatrice du scrutin

Les enjeux n'ont jamais été aussi importants, car le vote de dimanche pourrait déterminer si le régime qui a façonné le passé du Bélarus pourra continuer à peser sur l'avenir de ce pays.