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Bélarus : Alexandre Loukachenko accuse l'opposition de vouloir "usurper le pouvoir"

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Des manifestants arborant un ancien drapeau bélarus viennent apporter leur soutien aux prisonniers devant un centre de détention à Minsk, le 18 août 2020
Des manifestants arborant un ancien drapeau bélarus viennent apporter leur soutien aux prisonniers devant un centre de détention à Minsk, le 18 août 2020   -   Tous droits réservés  Sergei Grits/AP
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Bien qu’ils le fassent quotidiennement depuis plusieurs semaine, ce mardi, des manifestants n’ont pas crié à Alexandre Loykachenko de "partir" mais ont entonné un "Joyeux anniversaire" à son opposant devant le centre de détention N°1 de Minsk. Il s'agit de l'endroit où Sergueï Tikhanovski, époux de Svetlana devenue l'égérie de l'opposition au Bélarus, est emprisonné depuis le 29 mai.

Les manifestants ont ensuite rejoint le mouvement de contestation, qui dure depuis dix jours, et les ouvriers d’usine en grève. Depuis la Lituanie où elle s’est réfugiée, Svetlana Tikhanovskaïa a dénoncé les accusations visant son mari comme fabriquées de toutes pièces afin qu'il "se taise et ne participe pas à la campagne électorale".

"Toutes ces injustices flagrantes et cet arbitraire nous montrent comment fonctionne ce système pourri, dans lequel une personne contrôle tout (...) mon mari et d'autres prisonniers politiques sont en prison. Mais il vous demande de rester debout et de continuer à lutter pour ce pays. Joyeux anniversaire, Sergeï!", a dit Svetlana Tikhanovskaïa dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

Depuis l'élection contestée du 9 août, la pression ne cesse de monter au Bélarus. Déclaré vainqueur avec 80 % des voix, Loukachenko fait face à des manifestations quotidiennes et à un mouvement de grève touchant plusieurs industries vitales à l'économie du pays.

Alexandre Loukachenko accuse l'opposition de vouloir "usurper le pouvoir". Il bénéficie du soutien de Moscou. Ce mardi, les dirigeants européens ont appelé Vladimir Poutine à faire pression sur le président bélarusse pour favoriser un dialogue avec l'opposition.

Le Bélarus doit faire l'objet mercredi d'un sommet extraordinaire de l'UE, avec à la clé une extension des sanctions déjà décidées la semaine dernière après la violente répression des manifestations.