DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

633 manifestants arrêtés au Bélarus : l'opposante Kolesnikova en ferait partie, Minsk dément

euronews_icons_loading
633 manifestants arrêtés au Bélarus : l'opposante Kolesnikova en ferait partie, Minsk dément
Tous droits réservés  Taccjana Zenkovics/MTI/MTVA
Taille du texte Aa Aa

L'opposition citoyenne et politique bélarusse n'abandonne pas... Plus de cent mille personnes étaient descendues dans les rues de la capitale du Bélarus ce dimanche.

La police et les troupes de l'armée ayant bloqué le centre-ville de Minsk, les manifestants se sont dirigés vers le Palais de l'Indépendance, siège de la présidence, par une route périphérique. Face à eux, canons à eau, boucliers et blindés.

Vitalij témoigne : "cette manifestation ne peut plus être arrêtée. Il n'y a pas de retour possible. Le point de non-retour a déjà été franchi. Le peuple ira jusqu'au bout pour défendre ses droits constitutionnels".

Et Oksana ajoute : "le système juridique ne fonctionne pas dans notre pays. La violence règne dans notre pays, un homme qui a pris le pouvoir règne sur notre pays".

En début de soirée, alors que les manifestants évacuaient progressivement les environs du palais de l'Indépendance, des images montraient des hommes cagoulés, en civil et armés de matraques circulant dans le centre-ville et pourchassant des manifestants.

D'autres manifestations ont eu lieu dans de nombreuses villes du pays, notamment à Grodno et Brest, dans l'ouest du pays, où des arrestations ont eu lieu.

Les autorités ont arrêté environ 250 manifestants dans tout le pays, dont près de 175 à Minsk, et ce matin le ministère de l'Intérieur annonçait que 633 personnes avaient finalement été arrêtées rien qu'à Minsk pour "enfreinte à la loi sur les événements de masse".

Maria Kolesnikova, figure majeure de l'opposition et membre du conseil de transition, aurait elle aussi été interpellée selon des témoins, ce que dément le ministère de l'intérieur bélarusse.

Elle, qui a remplacé le banquier emprisonné Viktor Babaryko pendant la campagne, avait déjà été brièvement incarcérée le soir de l'élection du 9 août.

Le conseil de transition ne cesse de réclamer une nouvelle élection transparente et sous supervision internationale, qualifiant la précédente de truquée.

Le Bélarus entre ce lundi dans sa cinquième semaine de contestation depuis la réélection du président Alexandre Loukachenko. Au pouvoir depuis 1994, il exerce son 6e mandat, refuse de démissionner et ne veut pas organiser un nouveau scrutin.