DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Automobile : Stellantis, née de la fusion de PSA et FCA, sur la ligne de départ

Direction de la communication
Direction de la communication   -   Tous droits réservés  Groupe PSA
Taille du texte Aa Aa

Stellantis, le nouveau géant de l'automobile mondiale prend corps. Les constructeurs français PSA et italo-américain Fiat-Chrysler (FCA) ont dévoilé ce mardi les noms des 11 membres du conseil d'administration du groupe qui doit naître de leur fusion.

Ce conseil sera comme prévu présidé par John Elkann, le président de FCA, et Carlos Tavares, l'actuel patron de PSA et futur directeur général du groupe, y siégera également.

"FCA et son actionnaire de référence Exor ont nommé 5 membres (dont John Elkann en tant que Président) et Groupe PSA et deux de ses actionnaires de référence (EPF/FFP et BPIfrance) ont nommé 5 membres (dont l'administrateur indépendant senior et le vice-président). Carlos Tavares, qui occupera la fonction de directeur général de Stellantis, siègera également au conseil", précise un communiqué commun.

Les rôles de John Elkann, héritier de la famille fondatrice Agnelli, et de Carlos Tavares dans le futur organigramme du groupe avaient déjà été annoncés.

Une constellation de marques

Le nom de Stellantis avait quelque peu surpris, lors de sa présentation en juillet dernier. Les deux groupes automobiles, qui s'étaient rapprochés en décembre dernier, avaient expliqué que le terme choisi était "issu du verbe latin stello qui signifie briller d'étoiles. Il s'inspire de cet alignement nouveau et prometteur de marques automobiles légendaires et de cultures d'entreprises fortes qui, en s'unissant, créent l'un des nouveaux leaders de la prochaine ère de la mobilité".

Cette union regroupe 14 marques automobiles sous la même bannière. Dans l'escarcelle, PSA apporte les firmes françaises Peugeot, Citroën et DS, l'Allemande Opel et sa siamoise britannique Vauxhall. Ces entreprises rejoindront dans ce nouvel ensemble les marques de FCA, soit les Italiennes Fiat, Lancia, Abarth, Alfa Romeo, Maserati, et les Américaines Chrysler, Jeep, Dodge et RAM.

Les différentes entités de groupe seront conservées et aucune future voiture n'apposera le logo de Stellantis sur sa calandre. La version définitive de ce logo n'a d'ailleurs pas été encore présentée.

La fusion de ces deux partenaires doit donner naissance au troisième groupe automobile mondial, derrière Volkswagen et Toyota, tant en volume qu'en chiffre d'affaire. Le nouvel ensemble afficherait en effet des ventes de 182 milliards d'euros et écoulerait 7,8 millions de véhicules sur la base des chiffres de 2019.

Bruxelles n'a pas encore donné son feu vert

"La réalisation du projet de fusion devrait avoir lieu d'ici la fin du premier trimestre de 2021", réaffirment les deux constructeurs, qui ont proposé vendredi des concessions à la Commission européenne pour dissiper ses craintes sur les effets de leur fusion sur la concurrence.

Selon des sources concordantes, ces "remèdes" portent sur les véhicules utilitaires, le secteur jugé problématique par la Commission, gardienne de la concurrence dans l'UE, et devraient lui permettre d'obtenir le feu vert de Bruxelles. Les autorités américaines, chinoises, japonaises et russes ont, elles, d'ores et déjà validé cette union.