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Covid-19 : la situation continue de se dégrader en Europe

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Des membres de la Garde royale espagnole portant des masques dans le centre-ville de Madrid, en Espagne, le mercredi 30 septembre 2020.
Des membres de la Garde royale espagnole portant des masques dans le centre-ville de Madrid, en Espagne, le mercredi 30 septembre 2020.   -   Tous droits réservés  Photo : Bernat Armangue (Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved)
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Les indicateurs de la pandémie de Covid-19 continuent de se dégrader en Europe, notamment en France où Paris pourrait passer lundi en alerte maximale et en Espagne où les autorités ont décidé d'imposer un bouclage de Madrid.

La France dépasse les 32 000 morts

La capitale française et sa proche banlieue pourraient se voir imposer de nouvelles restrictions si la progression de l'épidémie s'y confirme, a déclaré jeudi le ministre français de la Santé, Olivier Véran.

Un tel classement "supposera que les habitants de Paris et de la petite couronne réduisent temporairement leurs interactions sociales de manière drastique, en tout cas plus importante que ce qu'ils font déjà : plus de fêtes de famille, plus de soirées, fermeture totale des bars", a-t-il indiqué.

Le ministre a également relevé une "dégradation" de la situation dans "cinq métropoles, Lille, Lyon, Grenoble, Toulouse et Saint-Etienne", où "l'évolution des derniers jours reste très préoccupante".

La barre des 32 000 morts a été dépassée jeudi en France.

"Si les mesures (de restrictions déjà prises) ne produisent pas suffisamment d'effet, nous pourrions être conduits à les placer en zone d'alerte maximale la semaine prochaine", a prévenu le ministre.

Bouclage par décret

Pour Madrid, c'est déjà fait. Un décret du ministère espagnol de la Santé publié jeudi étend à toute la capitale les mesures déjà en vigueur depuis une semaine dans les zones de la région les plus touchées par le virus et interdit aux habitants de Madrid d'entrer ou de sortir de la ville sauf notamment pour aller travailler, aller chez le médecin ou emmener les enfants à l'école.

Il ne s'agit donc pas d'un confinement strict comme l'Espagne a pu le connaître au printemps.

Cette annonce, qui intervient après un bras de fer de deux semaines entre le gouvernement central de gauche et l'exécutif régional madrilène de droite, a été immédiatement rejetée par ce dernier.

Mais malgré le refus de Madrid et d'autres régions, ces mesures sont obligatoires dans les 48 heures selon le décret.

En Grande-Bretagne, de nouvelles restrictions ont été décrétées à Liverpool : dans cette région de 1,5 million d'habitants, les rencontres entre différents foyers seront interdites en intérieur. Il est recommandé de ne pas assister à des événements sportifs ni de se rendre dans les maisons de retraite ou d'entreprendre des déplacements non essentiels.

De telles restrictions étaient déjà entrées en vigueur mercredi dans une partie du nord-est de l'Angleterre. Elles s'ajoutent à celles déjà valables pour l'ensemble du pays, qui stipulent que les pubs, restaurants et bars doivent fermer à 22h et que les réunions sont limitées à six personnes, en intérieur comme en extérieur.

Liste étendue

Comme conséquence de la dégradation des indicateurs, l'Allemagne a étendu sa liste de régions à risque à la Belgique voisine, l'Islande et des régions en Europe, en couvrant désormais presque toute la France.

La Belgique, l'un des pays européens les plus endeuillés par la pandémie de coronavirus, a franchi la barre des 10 000 morts mercredi, le jour même où les autorités présentaient leur application mobile de traçage des contacts.

Depuis lundi, bars et cafés de Bruxelles ferment leurs portes dès 23h00, dans le cadre de nouvelles mesures restrictives face à la recrudescence de cas de Covid-19.