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Bélarus : Svetlana Tikhanovskaïa appelle la France à l'aide

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L'opposante bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa - Minsk, le 02/08/2020
L'opposante bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa - Minsk, le 02/08/2020   -   Tous droits réservés  Sergei Grits/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
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L'opposante bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa figure dans la base de données des "personnes recherchées" par la Russie.

Figure de la contestation anti-Loukachenko, Tikhanovskaïa vit en exil à Vilnius en Lituanie.

Elle fait l'objet de poursuites dans son pays d'origine pour "appels à des actions portant atteinte à la sécurité nationale". Et c'est à ce titre qu'elle est désormais aussi fichée par les services russes.

"Aidez-nous !"

Ce mercredi, Svetlana Tikhanovskaïa a appelé la France à aider son pays face à la répression menée par le président Loukachenko. La jeune femme avait rencontré le chef de l'Etat français Emmanuel Macron lors de sa visite à Vilnius fin septembre.

Cette fois, Svetlana Tikhanovskaïa s'est adressée à des députés français lors d'une audition en visioconférence.

Dès à présent, il faut soutenir les médias indépendants, les organisations civiles, les organisations étudiantes. Dès aujourd'hui, nous devons penser aux programmes d'aide pour reconstruire le Bélarus. Nous pouvons construire un nouveau Bélarus. Ce sera un pays avec un avenir, un pays de liberté, mais nous ne pourrons pas le faire sans votre aide.
Svetlana Tikhanovskaïa
Cheffe de file de l'opposition bélarusse

Concrètement, la cheffe de l'opposition bélarusse plaide pour la mise en place d'un corridor humanitaire pour apporter une aide médicale aux personnes ayant subi des violences lors de la répression des manifestations.

Plus largement, elle appelle la France et les Européens à des sanctions plus sévères contre les responsables du régime Loukachenko.

Depuis la mi-août, une partie de la population se mobilise dans les rues des grandes villes pour dénoncer la réélection d'Alexandre Loukachenko, estimant que le vote était truqué. Et de réclamer le départ de celui qui dirige le pays d'une main de fer depuis 1994.