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Covid-19 : l'Europe tente d'y faire face entre couvre-feu et interdictions

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Covid-19 : l'Europe tente d'y faire face entre couvre-feu et interdictions
Tous droits réservés  Lewis Joly/AP
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Couvre-feu pour 20 millions de Français, interdiction de se réunir à Londres, écoles fermées en Pologne: des mesures draconiennes sont entrées en vigueur samedi en Europe dans l'espoir de juguler la deuxième vague de la pandémie de Covid-19.

En France, où le nombre de contaminations a atteint un nouveau record samedi avec plus de 32 000 nouveaux cas répertoriés en 24 heures, une dizaine de grandes villes, dont Paris et sa banlieue, sont désormais soumis, à un couvre-feu de 21h00 à 06h00 pour au moins quatre semaines, une mesure qui concerne plus de 20 millions de personnes.

Les rues de la capitale française se sont progressivement figées dans le silence, une situation que Paris n'avait pas connue depuis 1961, dans un tout autre contexte, lorsqu'un couvre-feu strict avait été décrété pour les Français musulmans d'Algérie.

Mais la situation se détériore sur l'ensemble du continent, avec le nombre des nouvelles contaminations en hausse de 44% cette semaine, de quoi juger la situation "très préoccupante" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d'Europe (43 429 morts, 15 000 nouveaux cas vendredi), les autorités ont également durci les restrictions samedi : à Londres et dans plusieurs autres zones, soit 11 millions de personnes, les réunions en intérieur entre parents et amis de différents foyers sont interdites. Le Lancashire (nord-ouest) et Liverpool sont en alerte sanitaire maximale, ce qui implique l'interdiction des rencontres entre différents foyers en intérieur comme en extérieur, et la fermeture des pubs ne servant pas de repas.

En Irlande du Nord, pubs et restaurants ont fermé vendredi pour un mois et les vacances scolaires été prolongées.

En Allemagne, qui a comptabilisé 7 830 nouveaux cas en 24 heures - un record pour le pays -, Angela Merkel a solennellement demandé samedi à ses concitoyens de réduire au maximum leurs relations sociales.

Des semaines décisives

De nouvelles restrictions entrent également en vigueur à Varsovie et d'autres grandes villes de Pologne : collèges et lycées fermés pratiqueront l'enseignement à distance, les restaurants devront fermer à 21h, les cérémonies de mariage seront interdites et le nombre de personnes admises dans les magasins, les transports publics et les offices religieux limité.

En République tchèque, qui a le plus fort taux de contaminations et de décès pour 100 000 habitants du continent, le gouvernement a demandé à l'armée de construire un hôpital de campagne de 500 lits à l'extérieur de Prague.

L'Italie, déjà durement touchée au printemps, a signalé vendredi 10 010 nouveaux cas, son record quotidien absolu, alors que les bars et restaurants ont fermé à partie de minuit en Lombardie (nord), région la plus touchée et que la Campanie (sud-ouest) avait de son côté déjà décidé de fermer ses écoles cette semaine.

Bientôt un vaccin ?

Les laboratoires américains Pfizer et Moderna ont annoncé qu'ils prévoyaient de demander l'autorisation de leurs vaccins d'ici fin novembre aux Etats-Unis, ce qui marquerait un record de vitesse pour le développement d'un vaccin.

Mais le lancement éventuel de la vaccination d'ici la fin de l'année sera trop limité pour contenir à lui seul l'épidémie, qui en est à son troisième rebond aux Etats-Unis, avec une hausse alarmante des contaminations, des hospitalisations et des décès.