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Un prêtre orthodoxe blessé par balle à Lyon : ce que l'on sait

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Forces de sécurité déployées à Lyon (France) suite à l'aggression d'une prêtre orthodoxe, le 31/10/2020
Forces de sécurité déployées à Lyon (France) suite à l'aggression d'une prêtre orthodoxe, le 31/10/2020   -   Tous droits réservés  Laurent Cipriani/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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Un prêtre orthodoxe de nationalité grecque s'est fait tirer dessus au fusil ce samedi à Lyon, dans le 3ème arrondissement, a indiqué à l'AFP une source policière. L'auteur présumé des coups de feu a pris la fuite. Le quotidien Le Progrès a annoncé qu'un suspect avait été arrêté en début de soirée dans un autre arrondissement de Lyon, mais il n'était pas porteur d'une arme au moment de son interpellation et "des vérifications étaient toujours en cours" quant à une éventuelle implication.

Les faits

L'agression s'est produite vers 16h00 samedi. L'archiprêtre, âgé de 52 ans et père de famille, était "en train de fermer son église" située dans le quartier de Jean-Macé (3ème arrondissement de Lyon).

L'archiprêtre a été atteint "au foie et à bout touchant". Il a été hospitalisé et se trouve dans un état grave. L'arme, un fusil à canon scié, n'a pas été retrouvée, selon des sources proches du dossier à Lyon.

Le quartier a été bouclé par les forces de l'ordre. A Paris, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a ouvert une cellule de crise place Beauvau. Le maire de Lyon (EELV) Grégory Doucet s'est rendu sur place samedi soir et a tenu à saluer la rapidité de la réaction de la police municipale.

Les motivations de l'agresseur ne sont pas connues.

Selon nos informations, fruit d'un témoignage d'un membre de la communauté orthodoxe grecque de Lyon, le prêtre aurait été agressé dans la rue à Lyon une semaine avant les faits, par deux hommes qui souhaitaient lui arracher sa croix. Il n'aurait pas porté plainte.

Plusieurs médias locaux évoquent des tensions au sein de la communauté orthodoxe lyonnaise. Pour l'heure, c'est le parquet de Lyon qui est saisi de l'enquête. Toutes les pistes, terroriste ou règlement de compte, sont explorées.

Le chef de l'Eglise de Grèce Mgr Iéronymos a dénoncé samedi l'attaque contre un prêtre orthodoxe grec qui a été grièvement blessé par balles à Lyon, en France, la qualifiant d'"horreur qui dépasse la logique humaine".

"Cette horreur dépasse la logique humaine, qu'une religion puisse armer les mains des terroristes aveuglés par la haine", a déploré Mgr Iéronymos à l'Agence de presse grecque, Ana.

Pour sa part, le ministère grec des Affaires étrangères a dénoncé sur Twitter "l'attentat contre un membre du clergé orthodoxe d'origine grecque, près de l'église de l'Annonciation de la Vierge à Lyon".

Les autorités grecques sont "en contact avec les autorités Françaises compétentes", a indiqué le ministère.

Le contexte

Ces faits surviennent trois jours après l'attaque de la basilique Notre-Dame-de-l'Assomption de Nice, où trois personnes ont été tuées par un assaillant islamiste armé d'un couteau. Il y a deux semaines, l'enseignant Samuel Paty a été décapité par un islamiste près de son collège à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) pour avoir montré les caricatures du prophète Mahomet à ses élèves dans le cadre d'un cours portant sur la liberté d'expression.

Après l'attentat de Nice, Emmanuel Macron a annoncé le passage de 3 000 à 7 000 soldats pour l'opération Sentinelle afin de protéger les lieux de culte et les écoles.

A cela viennent s'ajouter quelque 7 000 membres des forces de l'ordre, dont pour moitié des gendarmes réservistes, qui seront mis dès lundi à disposition des préfets pour assurer la sécurité.