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Enquête sur le terroriste de Vienne, "un soldat du califat"

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Hommage d'une femme près de l'opéra et de la synagogue de Vienne, en Autriche, où 4 personnes ont été tuées
Hommage d'une femme près de l'opéra et de la synagogue de Vienne, en Autriche, où 4 personnes ont été tuées   -   Tous droits réservés  Matthias Schrader/Copyright 2019 The Associated Press. All rights reserved
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L'Autriche observe son deuxième jour de deuil national, alors que les enquêteurs autrichiens tentent de retracer le macabre parcours de l'assaillant, "un soldat du califat" selon le message de revendication du groupe Etat islamique envoyé mardi soir, 24 h après les faits.

Originaire de Macédoine du Nord et tué lundi soir par la police, le meurtrier a été identifié comme Kujtim Fejzulai, 20 ans. Il avait essayé de rejoindre la Syrie et avait été condamné en 2019 à de la prison, mais avait été libéré de manière anticipée, a expliqué le ministre de l'Intérieur Karl Nehammer :

"Le fait est que le terroriste a réussi à tromper le programme de déradicalisation de la justice, il a trompé les gens qui s'y trouvent, et pu obtenir une libération anticipée grâce à cela. Il n'y avait aucun signe avant-coureur de sa radicalisation".

Les autorités ont confirmé que l'agresseur avait agi seul pour abattre 4 personnes et en blesser 24 autres.

Parmi les quatre victimes, figurent un homme et une femme âgés, un jeune passant et une serveuse, a précisé le chancelier Kurz. L'une de ces victimes est allemande, a annoncé Berlin.

Parmi les blessés, tous hospitalisés, 7 sont dans un état grave.

L'enquête a déjà mené à l'arrestation de quatorze personnes lors de raids transfrontaliers.

Parmi elles, figurent deux citoyens suisses, des hommes âgés de 18 et 24 ans, arrêtés à Winterthur près de Zurich, soupçonnés d'avoir des liens avec le tireur.

Cet attentat et ceux récemment survenus en France impliquent des djihadistes qualifiés de "loups solitaires", ce qui a amené le Royaume-Uni à agir sur les conseils du Centre commun d'analyse du terrorisme (CCAT).

Priti Patel, ministre britannique de l'Intérieur a annoncé que "le niveau de menace terroriste avait changé au Royaume-Uni, passant d'un terrorisme substantiel à un terrorisme grave. Le public britannique doit être vigilant mais pas alarmé. Il s'agit d'une mesure de précaution".

Cette première attaque islamiste à toucher l'Autriche a amené le chancelier Sebastian Kurz à monter au créneau pour exiger une réponse européenne coordonnée face à la menace.

L'attaque s'est déroulée lundi soir en plein cœur de la capitale autrichienne, près d'une importante synagogue et de l'Opéra.

L'assaillant a ouvert le feu alors que de nombreux Viennois profitaient d'un dernier moment de liberté, en terrasse ou au restaurant, avant le confinement. Il était armé d'un fusil d'assaut, d'une machette et d'une ceinture d'explosifs factice.

Sur les lieux de l'attentat, un imposant cordon de sécurité bouclait toujours mardi le périmètre de l'attaque. Des policiers et des soldats ont été mobilisés pour protéger les bâtiments importants de la capitale.

De premiers hommages, limités par le confinement, commençaient à s'organiser, notamment à la cathédrale de Vienne, où a été organisée une messe du souvenir.