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Podcast : ce qu'un groupe d'anciens maris violents au Burundi peut apprendre à tous les hommes

Dans cet épisode, la journaliste burundaise Clarisse Shaka explore le monde des Abatangamuco, qui signifie "ceux qui révèlent la lumière" en kurundi
Dans cet épisode, la journaliste burundaise Clarisse Shaka explore le monde des Abatangamuco, qui signifie "ceux qui révèlent la lumière" en kurundi   -   Tous droits réservés  Euronews
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Comment l'histoire d'un homme peut-elle influencer tout un pays ? Les Européens peuvent-ils apprendre des Burundais ? Lorsque le premier Umutangamuco, ou "celui qui brille", a décidé de changer de comportement, il ignorait que de simples gestes peuvent apporter plus de prospérité à sa communauté.

Bienvenue dans Dans la tête des hommes, une série originale et un podcast d'Euronews qui explorent comment les pressions pour être "un vrai homme" peuvent nuire aux familles et aux sociétés.

Accompagnez-nous au cours d'un voyage à travers le continent africain à la rencontre d'hommes qui défient des siècles de stéréotypes sur la virilité et sur ce que signifie être un homme.

Dans cet épisode, la journaliste burundaise Clarisse Shaka explore le monde des Abatangamuco, qui signifie "ceux qui révèlent la lumière" en kirundi.

Un podcast animé par Arwa Barkallah. Retrouvez la première partie de la série ici.

Si vous êtes anglophone, ce podcast est aussi disponible en anglais : Cry Like a Boy.

Avec des reportages et des montages originaux de Clarisse Shaka et Fabrice Nzohabonayo à Gitega, au Burundi ; Naira Davlashyan, Marta Rodriguez Martinez & Lillo Montalto Monella à Lyon & Lory Martinez à Paris, en France. Conception de la production par le Studio Ochenta. Musique par Yves Kami, Habillage musical par Gabriel Dalmasso.

Ont aussi contribué à cet épisode : Joel Chatreau, Ivan Sougy, Marie Jamet, Julie Gaubert, Amin Guidara, Ivan Soug et Tancrede Chambraud.

Abatangamuco est une organisation fondée en partenariat avec Care international et dirigée par des citoyens burundais dans tous le pays. Ils n’ont pas de site internet mais sont très suivis dans le pays.

Care international est une ONG d’aide au développement qui contribue à l'égalité hommes-femmes. L’ONG a créé Abatagamuco en 2008. Pour plus d’informations, vou pouvez vous rendre sur www.care.org.

Hilde Ousland Vandeskog est doctorante à l'Université d’Oslo, vous pouvez lire sa publication sur Abantangamuco publié en 2012 sur PRIO.org. Vous pouvez également consulter ses travaux sur le site de Sciences Sociales et de la Santé de l'université d’Oslo.

Dans cet épisode, nous avons utilisé la musique d'Yves Kami, un artiste et activiste burundais. Vous pouvez consulter son travail sur le site musicinafrica.net.

Suivez notre voyage sur Euronews et partagez avec nous vos récits sur la façon dont vous avez changé et remis en question votre vision de ce que signifie être un homme. Utilisez le hashtag #DansLaTeteDesHommes.

Retrouvez l'épisode 1 :

Retrouvez la vidéo de l'épisode :

Script complet de l'épisode :

LES ABATANGAMUCO AU BURUNDI

EPISODE 2

Arwa Barkallah: Bienvenue à tous, vous écoutez le premier épisode de “Dans la Tête des Hommes” le podcast qui questionne les pressions sociales exercées sur les hommes par la société. Une pression qui peut porter préjudices aux sociétés comme aux familles. A travers nos épisodes, vous verrez comment certains hommes en Afrique se lèvent contre ces stéréotypes millénaires.

Dans cet épisode nous poursuivons avec Innocent et Capitoline. Dans l’épisode précédent, Innocent voulait épouser 27 femmes.

Innocent Barumpozako : Je suis devenu très pauvre après avoir vécu avec plusieurs femmes. Pour avoir de quoi mettre sous la dent, je devais passer toute une journée à cultiver pour les autres. Mais des fois, ceux pour qui je travaillais ne me donnaient que des patates douces, après une longue et dure journée de travail. Le lendemain, une petite quantité de farine de manioc. La pauvreté allait sérieusement me tuer.

Arwa Barkallah : À ce moment, il a été séparé de sa femme, il n'a pas participé à la vie de sa communauté et est devenu un paria social. Voici comment le reste de la famille a vécu la séparation.

Capitoline Ndakoraniwe : Quand il m’a chassé, j’étais enceinte de trois mois. J’ai accouché l’enfant chez moi.

Lorsque j’étais maltraitée, mon enfant a été touché, jusqu'à aujourd'hui il ne l’a jamais oublié. Il a attrapé le kwashiorkor dans son enfance. Parce que je l’avais laissé avec son père. Mais ce dernier consacrait tout son temps dans l’adultère, l’enfant était presque élevé par sa grand-mère. Depuis qu’il a attrapé la kwashi, l’enfant a grandi traumatisé. Il était solitaire, silencieux. Même quand tu lui posais une question, il ne répondait pas. Il était très réservé, il avait peur de subir les mêmes violences que sa mère.

Arwa Barkallah : Et puis, un jour...

Innocent Barumpozako : Un jour, j’ai appris qu’il naissait un réseau qui s’appelle Abatangamuco et j’ai eu envie d’aller écouter ce qu’ils racontent. Au début, je les prenais comme des fous. Je les considérais comme des hommes soumis auprès de leurs femmes. Mais quand j’ai adhéré à ce groupe, j’ai été convaincu qu’ils disaient la vérité. C’est ainsi que j’ai décidé d’abandonner toutes les femmes que j’avais conquise pour faire revenir mon épouse au foyer.

Capitoline Ndakoraniwe : Quand mon mari a réalisé que la pauvreté allait le tuer, il a eu envie de moi. Il est venu me prendre. Entre temps, des sensibilisations sur comment un homme doit traiter sa femme naissaient. Quand je suis revenue, mon mari avait un peu changé. Mais pas complètement. Il ne savait pas sourire, je ne connaissais pas le dialogue dans mon foyer. Jamais. Il a commencé à me parler quand il a intégré le groupe Abatangamuco. C’est à ce moment là que j’ai commencé à voir ses dents.

Arwa Barkallah : Abatangamuco a été créée avec le concours de Care International, une ONG humanitaire qui se consacre à tous les aspects du développement y compris d'égalité des genres.

Josee Ntabahungu : Les Abatangamuco c'est un mouvement d’hommes engagés contre les violences faites aux femmes et pour l'égalité des sexes. Et ils sont, je dirais, qu'ils sont influents au niveau de la communauté parce que le mouvement là est un mouvement à base communautaire.

Arwa Barkallah : Josée Ntabahungu travaille pour l’ONG, elle a fait partie de ceux qui ont lancé le mouvement en 2008.

Josee Ntabahungu : Et ils sont intéressants parce que ce sont des hommes qui, autrefois, étaient violents. Et ils ont pratiqué les mauvaises choses qui sont dans la culture, les choses de domination et qui ont vécu une mauvaise vie à cause de ce qu’ils faisaient comme style de vie. Et, une fois changés, ils vont témoigner dans la communauté en racontant leur histoire.

Arwa Barkallah : Après sa fondation, Abatangamuco a suscité la curiosité de chercheurs du monde entier. En 2011, Hilde Vandeskog est chercheuse en sociologie du genre à l'université d’Oslo, et étudie ce qui a poussé les Burundais à changer leur idée de la masculinité. D'après elle, les raisons sont originales.

Hilde Ousland Vandeskog : Ce sont des gens qui sont de petits agriculteurs qui pratiquent l'agriculture vivrière et qui ont très peu de sécurité matérielle. Et apparemment il y a une sorte d'idée dominante de la masculinité burundaise qui semble prévaloir dans la pratique, dans la façon dont les gens vivent leur vie. Celle où l'homme affirme sa masculinité en étant dominant et parfois violent, et aussi en ayant le droit de ne pas contribuer au foyer, y compris, dans les champs ou autre, et qui s'octroie le droit de prendre plus d'argent pour son propre plaisir en ne laissant rien à la famille.

Mais vous savez, ce n'est pas le seul type d’image de la masculinité qui existe au Burundi. D’autres hommes évoquent simultanément l'importance d'être prospère, l'importance d'avoir du succès. Mais aussi, essentiellement, l'importance d'avoir la confiance de la communauté.

Donc, ils ont repris l’image d'un homme meilleur qui existait encore dans la société burundaise. Et ils l'ont remise en avant.

Arwa Barkallah : D'après elle, la méthode est particulièrement simple et efficace.

Hilde Ousland Vandeskog : Surtout c’est une image très attrayante pour les hommes. Elle est très flatteuse pour leur égo, comment ne pas aimer cette idée.

Ils leur disent “tu ne voudrais pas avoir une plus belle maison ? Tu ne voudrais pas que ta femme ait de plus beaux vêtements ? Tu ne voudrais pas que les gens t’admirent?" C’est ce type d’arguments qu'ils utilisent.

Et ils continuent en mode “mais si tu continues à faire comme tu fais, si tu n'aides pas ta femme en allant aux champs. Si tu la bats pour qu'elle ait peur, pour la blesser et tout. Si tu ne lui retournes pas le cerveau sur la meilleure manière de dépenser l’argent, alors tout devient possible” C’est ça leurs arguments.

Arwa Barkallah : Pendant ce temps, Capitoline et Innocent poursuivent leur petit bonhomme de chemin. Innocent fait figure de guide et sa femme travaille au leadership avec lui. Depuis leur expérience de théâtre, il n’a plus jamais levé la main sur sa femme. Ils ont un fils qui vit en dehors du Burundi, en Ouganda et sont même devenus de jeunes grands-parents. On devient grands-parents très tôt dans cette partie du globe. Alors, c’est quoi la botte secrète pour une vie de couple réussie ?

Capitoline Ndakoraniwe : Un vrai homme, c’est celui qui communique avec sa femme. Un vrai homme, c’est quelqu’un qui ne cache pas à sa femme son état financier.

Mon mari, quand il n’avait pas encore changé, il ne me montrait jamais son argent. Il me donnait à peine un petit billet pour acheter du sel, il devait se cacher pour sortir ce billet et me le jetait par terre.

Mais aujourd’hui, mon mari est devenu un vrai homme. Il ne me cache plus son état financier. Il communique avec moi. Partout où il est, il est fier de son épouse. Mon mari ne savait jamais prononcer mon nom. Mais aujourd’hui, il m’appelle sa chérie. Aujourd’hui, quand nous sommes ensemble, nous sommes très heureux.

Innocent Barumpozako : Une vraie femme ? Quand tu laisses libre une femme, quand tu lui donnes la paix, toutes les femmes sont intelligentes. Il y a des hommes qui maintiennent une femme prisonnière et l’empêche d’être autonome. Quand tu fais ça, tu freines son développement. Par exemple, ma femme peut vendre une banane verte à un prix plus élevé que moi. Si je ne suis pas là, je peux lui laisser vendre nos bétails parce que je sais qu’elle vend mieux que moi. Je lui fais confiance.

Arwa Barkallah : Capitoline et Innocent font figures d’exemples parmi tant d’autres. Abatangamuco a incité beaucoup de foyers à faire changer les choses et faire comprendre aux hommes qu’ils sont aussi la clé du changement, qu’ils peuvent se ré-approprier leur vision de la masculinité et œuvrer à un ménage plus heureux et plus équilibré.

Faustin Ntiranyibagira : Quand je regarde dans ma communauté, les couples commencent à comprendre que le foyer c’est pour deux. Les gens ne voient plus un homme qui puise de l’eau et le traiter d’homme soumis. Ils ne voient plus une femme qui aide avec son mari et se moquer d’elle.

Aujourd’hui, grâce aux Abatangamuco, les couples peuvent se balader ensemble alors que dans le temps, la femme ne pouvait pas marcher aux côtés de son mari. Aujourd’hui, l’homme peut faire des travaux ménagers en l’absence de sa femme.

Si tous les Burundais étaient mutangamuco, le pays connaîtrait un développement spectaculaire.

Arwa Barkallah : Mais le Burundi a encore beaucoup à faire. En 2019, le pays s’est placé à la 189e place de l’Indice d’Egalite Femme-Homme.

Les rôles traditionnels ont encore la peau dure dans la société burundaise. Umukenyezi: c’est un mot qui décrit l’idée qu’on se fait d’une femme idéale. "Celle qui noue son pagne sur un lit d'épines et qui ne flanche pas pour que le monde ne remarque pas ses douleurs.” Une sorte d’images poétique qui incite les femmes à endurer silencieusement les épreuves du mariage.

Il n’existe pas d’études de référence en matière de violences de genre au Burundi. En 2017, l’ONUSIDA (l'Organisation mondiale de la santé est l'organisme des Nations unies chargé de la gestion du Sida), a réuni ces données et d'après l’organisation, entre 2016 et 2017, les atteintes faites aux femmes incluant les féminicides, ont augmenté de 150 à 200%.

Régulièrement, le pays débat de ces problématiques. Dans une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux récemment, la Première dame Angeline Ndayishimiye a déclaré que la femme ne sera jamais l’égal de l’homme.

Angeline Ndayishimiye : "Nous nous sommes rendus compte qu’il y a un mauvais esprit de rébellion qui a attaqué les femmes qui ont de l’argent dans leurs poches. Cela dépend de la manière dont chacun a été éduqué… Il y a aussi ce qui a été dit par le ministre de la Justice qui, lui aussi, nous a prodigué des conseils. Elle a parlé au sujet de l’égalité des genres ; cela n’arrivera jamais, jamais ça ne réussira et jamais vous ne le verrez. Je vous donne un petit exemple : quand vous êtes assise à côté d’un homme, qui n’est même pas votre époux, et quand il t’est difficile d’ouvrir même une bouteille d’eau, tu lui demandes de te l’ouvrir. Pourquoi ne pas l’ouvrir toi-même ? Voilà un exemple qui prouve qu'il faut oublier l'égalité hommes-femmes! Au Burundi, ça n’arrivera jamais…”

Arwa Barkallah : Mais les programmes tels que celui d'Abatangamuco montre que les changements sont possibles. En 2016, le parlement burundais a adopté une loi contre les violences faites aux femmes en durcissant les condamnations pour les auteurs des faits. Depuis lors, les ONG ont constaté une baisse des plaintes.

La constitution burundaise veut que 30% du gouvernement soit composé de femmes. Même si toutes les institutions n’ont pas atteint cet objectif, le pays a vu beaucoup plus de femmes se présenter aux élections locales et l'Assemblée Nationale est composée de 36% de femmes. En moyenne, les femmes composent 34,45% des conseils municipaux/régionaux du Burundi. En 2015, elles comptaient pour 32,7%.

Et tout cela s’est accompagné d’un changement de rôle allant du patriarche qui contrôle tout à un rééquilibrage du couple au sein du foyer, qui a chacun son mot à dire sur les décisions fondamentales.

Hilde Ousland Vandeskog : Je pense que nous avons tous des idées arrêtées sur les rôles de genre et sur la façon dont nous devrions vivre en tant que famille et en tant qu'êtres humains les uns envers les autres. Et ces hommes sont prêts à remettre en question leurs propres idées sur la masculinité et leur propre domination. C'est quelque chose que nous ne faisons pas assez.

Et je ne vais pas dire qu'ils sont arrivés à une égalité parfaite entre les sexes. Je veux dire, si vous regardez ces familles, elles ont encore l'air très traditionnelles. C'est encore "la principale responsabilité des femmes c'est ça et celle des maris c'est ça”. Mais ils collaborent pour que ça fonctionne, ce qui est un grand pas en avant. Mais cette humilité qu’ils ont à dire "vous savez quoi, j'avais probablement tort. Voyons si nous pouvons faire les choses autrement". "Remettons tout ça en question et faisons de cette réflexion une partie de notre identité et de nos histoires”. C'est quelque chose dont nous pouvons tirer des leçons.

Arwa Barkallah : Les initiatives locales comme celles d’Abatangamuco sont source d’espoir. De retour sur la colline Gasunu, nous demandons aux villageois ce qu’ils pensent de la façon dont Capitoline et Innocent ont concédés pour une vie de couple plus équilibrée.

Arwa Barkallah : Après le spectacle, les spectateurs engagent la conversation sur leurs moments préférés. Il se reconnaissent dans certaines scènes et se projettent sur les personnages. Ils sont attentifs et font passer le message aux générations qui les suivent, les jeunes hommes passent le message aux plus jeunes.

Spectatrice : Pardonne-la, pardonne-la!

Arwa Barkallah : Le petit-fils d'Innocent et de Capitoline à 18 ans, il explique que ses grands- parents sont un modèle de couple à suivre.

Believe Bitangimana : À entendre les témoignages de certains de mes camarades de classe, leurs parents vivent dans la mésentente. Leurs pères sont souvent des ivrognes et dilapident les biens de la famille. Ils sont tout à fait contraires à mes grands-parents. Ici à la maison, tout se passe bien. Mes grands-parents sont même des modèles dans notre communauté.

Quand j’aurai ma famille, j’aimerais avoir un foyer heureux et paisible comme celui de mes grands-parents. Un foyer où règne l’entraide mutuelle. J’aimerais même inspirer mes amis.

OUTRO:

Abatangamuco est une organisation fondée avec Care international, dirigée par des citoyens burundais à travers le pays. Il n’y a pas de site internet mais sont très suivis dans le pays.

Care international est une ONG d’aide au développement et contribue à l'égalité hommes-femmes. L’ONG a créé Abatagamuco en 2008. Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre sur www.care.org

Hilde Ousland Vandeskog est doctorante à l’Université d’Oslo, vous pouvez lire sa publication sur Abantangamuco publié en 2012 sur PRIO.org. Vous pouvez également consulter ses travaux sur le site de Sciences Sociales et de la Santé de l’université d’Oslo,

Dans cet épisode, nous avons utilisé la musique d'Yves Kami, un artiviste burundais. Vous pouvez consulter son travail à l'adresse www.musicinafrica.net.

CREDITS:

Ce reportage a été réalisé par Clarisse Shaka et Fabrice Nzohabonayo à Gitega, avec le concours, en France de Naira Davlashyan, Marta Rodriguez et Lillo Montalto Monella à Lyon, Lory Martinez à Paris.

Production et Design par les Studio Ochenta.

La musique est de Yves Kami, L’intro, le thème et le générique sont de Gabriel Dalmasso.

Merci à Natalia Oelsner pour la sélection musicale de cet épisode.

'Dans la tête des hommes’ est une série de podcast originale d’Euronews. Pour en savoir plus rendez-vous sur fr.euronews.com/programmes/dans-la-tete-des-hommes, pour plus de vidéos, d’édito et d’articles sur le sujet. Suivez-nous sur Twitter @euronews et sur instagram, a euronews.tv

Vous pouvez nous envoyer vos anecdotes, votre point de vue sur ce que c’est que d'être un homme, en utilisant #DansLaTeteDesHommes.

Cry Like a Boy, c’est le nom de l'épisode que vous pouvez réécouter en anglais.

Ce programme est financé par le European Journalism Centre, dans le cadre du programme European Development Journalism Grants, avec le soutien de la Fondation Bill and Melinda Gates.