DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

L'Europe fait face à la deuxième vague de Covid 19

euronews_icons_loading
L'Europe fait face à la deuxième vague de Covid 19
Tous droits réservés  Jean-Francois Badias/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
Taille du texte Aa Aa

C'est une image forte en Italie. Celle du circuit légendaire de course automobile de Monza, transformé en établissement de santé. La deuxième vague du Covid 19 ne laisse aucun répit en Italie. Du Nord au Sud, de la Lombardie à Naples, les hôpitaux sont bondés, les services de santé saturés. Faute de lits, des salles de soins improvisées sont installées dans les ambulances stationnent à l'extérieur des centres hospitaliers pour assurer la continuité de la prise en charge des malade.

"Aujourd'hui à l'hôpital de Cotugno nous n'avons presque plus de lits disponibles. Nous travaillons intensément, nous faisons des sacrifices et assumons une grande responsabilité, en particulier le personnel soignant et les infirmières. Quand je vois les infirmières courir en dehors du périmètre de l'hôpital pour oxygéner les patients, je suis vraiment fier", Rodolphe Punzi, le chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de Cotugno.

"Irresponsable d'alléger le dispositif"

La deuxième vague n'épargne pas non plus la France. Après deux semaines de confinement le nombre de cas est en léger recul mais la situation est toujours critique. Dans ce contexte le confinement a été prolongé pour une durée d'au moins 15 jours et les contrôle d'attestation de sortie vont s'intensifier.

Le chef du gouvernement, Jean Castex, a confirmé jeudi soir un ralentissement des contaminations mais qui doit être "confirmé" et qui n'a pas encore réduit le nombre d'hospitalisations, qui a au contraire dépassé jeudi le pic atteint en avril. Aussi a-t-il jugé "irresponsable de lever et même d'alléger le dispositif" de confinement pour l'instant.

Et même si la tendance à la baisse des cas se confirmait, il n'est pas non plus question au 1er décembre d'ouvrir ni les bars, ni les restaurants, ni les salles de sports.

Quant aux fêtes de Noël et du Jour de l'An, "il ne serait pas raisonnable d'espérer pouvoir organiser de grandes fêtes à plusieurs dizaines de personnes, notamment pour le réveillon".

De son côté la Suisse a dû faire appel à l'armée pour renforcer ses effectifs à l'hôpital. Pas moins de 2.500 militaires vont prêter main forte aux médecins et infirmières. Objectif : contrôler un pic de 7.000 cas et 93 décès ces dernières 24 heures.