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Employons "au mieux le temps qu'il nous reste" pour éviter un Brexit sans accord

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Le Premier ministre irlandais veut éviter un Brexit sans accord
Le Premier ministre irlandais veut éviter un Brexit sans accord   -   Tous droits réservés  Olivier Hoslet/AP
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Le temps presse entre l'UE et le Royaume-Uni. L'incertitude demeure sur la possibilité de conclure dans les prochains jours un accord de libre-échange. Mais l'éventualité d'un échec ne doit pas paralyser les deux camps selon le Premier ministre irlandais. Euronews a interrogé Micheál Martin pour faire le point des discussions.

Euronews :

Les négociations peuvent-elles se conclure sur un constat d’échec ?

Micheál Martin :

Je pense qu'il est très important, étant donné l'importance des problèmes, étant donné les implications négatives dirais-je pour l'économie britannique, irlandaise et européenne, il est très important que nous employons tout le temps disponible pour parvenir à un accord car je le dis sans détour, je pense qu'un Brexit sans accord serait néfaste pour l'économie du Royaume-Uni et celle de l'Union européenne. Les politiciens ont une obligation à l'égard des citoyens qu'ils représentent. Nous devrions employer au mieux le temps qu'il nous reste.

Euronews :

Les problèmes majeurs restent les mêmes, la pêche où il y a eu peu de progrès depuis mars et bien sûr la concurrence équitable, les aides d'Etat et la gouvernance. Pouvez-vous nous dire où nous en sommes pour le moment et pourquoi est-ce si difficile?

Micheál Martin :

Je pense que les deux équipes de négociations sont devenues silencieuses depuis deux ou trois semaines ce qui peut être un bon signe, dans le sens où il est juste de dire qu'il y a eu des négociations intenses ces dernières semaines. Sur la pêche les deux camps sont très éloignés et selon moi un geste doit être fait pour essayer de conclure un accord au cours de la semaine. Sur la concurrence équitable, je pense que nous réalisons tous les craintes des deux côtés si un camp devait prend l'avantage sur l'autre dans l'application des aides d'Etat. Mais je pense qu'il existe une zone d'atterrissage sur la concurrence qui mènerait ensuite à un mécanisme de règlement des différends qui permettrait aux deux parties de réagir si l'une d'entre elles devait remettre en cause ou violer cet accord.