DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Accueil des migrants : quatre pays en première ligne réclament plus de solidarité de l'UE

Access to the comments Discussion
Par Laurence Alexandrowicz
euronews_icons_loading
Pedro Sanchez et Giuseppe Conte
Pedro Sanchez et Giuseppe Conte   -   Tous droits réservés  AFP
Taille du texte Aa Aa

Lors du sommet Espagne-Italie à Palma de Majorque aux Baléares, la question de la migration a été au premier plan. Les dirigeants des deux pays ont réagi au pacte sur "la migration et l'asile" proposé par la Commission européenne en septembre. Ils sont soutenus par Malte et la Grèce pour dénoncer le manque de solidarité des Etats.

Le mécanisme de solidarité du nouveau pacte est "complexe et vague", critiquent les responsables des quatre pays. Ils estiment que le principe de relocalisation obligatoire doit demeurer "le principal outil de solidarité" entre Etats membres.

"Il me semble que nos quatre pays proposent un débat nécessaire, a déclaré Pedro Sánchez le Premier ministre espagnol, une proposition courageuse et audacieuse qui rend l'Union européenne meilleure et qui suscite un débat constructif, un débat nécessaire, pour avoir une politique de migration commune au niveau européen."

Les quatre pays en première ligne n'acceptent plus de supporter la pression migratoire pour l'ensemble de l'Union européenne.

"Les flux migratoires peuvent changer et changent effectivement, a ajouté le Premier ministre italien, Giuseppe Conte. Le contexte économique, le cours de l'histoire aussi, parce que demain un flux migratoire brutal pourrait venir de l'Est, et peut-être que d'autres pays souffriront de ce problème. Mais la réalité est que nous devons tous nous concentrer sur une solution commune".

Pour des raisons contraires, la réforme a été aussi critiquée par les pays de l'Est, dont certains refusent d'accueillir des migrants. L'Union européenne propose un "mécanisme de solidarité obligatoire" qui pourra être enclenché en cas de "pression migratoire" sur un pays : les autres Etats devront soit accueillir des demandeurs d'asile, soit "parrainer" le renvoi dans leur pays des migrants irréguliers, ou fournir une assistance. En cas de crise comparable à celle de 2015, les autres pays de l'UE n'auront alors le choix qu'entre accueillir des réfugiés ou renvoyer des migrants déboutés.

Des hommes et des femmes qui tentent l'impossible pour venir en Europe. Mardi, sept migrants au moins sont morts dans le naufrage de leur embarcation au large de l'île espagnole de Lanzarote.

Depuis le début de l'année, plus de 18.000 migrants africains sont arrivés aux Canaries, mais au moins 500 personnes ont péri durant ces dangereuses traversées.