Procès pour corruption de l'ex-président français Nicolas Sarkozy : jour J ?

Nicolas Sarkozy arrivant à la 32e chambre correctionnelle de Paris, 26 novembre 2020
Nicolas Sarkozy arrivant à la 32e chambre correctionnelle de Paris, 26 novembre 2020 Tous droits réservés Christophe Ena/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
Par euronews avec AFP, AP
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Ce devrait être le jour J après un faux départ la semaine dernière. Le procès pour corruption de l'ancien président français Nicolas Sarkozy doit véritablement s'ouvrir aujourd'hui. Il encourt jusqu'à 10 ans de prison.

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Une semaine après un faux départ, le procès pour corruption de l'ex-président Nicolas Sarkozy dans l'affaire dite des "écoutes" devrait réellement débuter ce 30 novembre.

Le 23 novembre, tout était prêt au tribunal de Paris, mais l'un des trois prévenus, l'ex-haut magistrat Gilbert Azibert, avait sollicité un renvoi, invoquant sa santé fragile dans le contexte de l'épidémie de coronavirus.

Après expertise médicale, le tribunal a rejeté sa demande jeudi dernier. Gilbert Azibert devrait donc se présenter en personne à l'audience aujourd'hui. Et l'examen de cette affaire inédite doit commencer : Nicolas Sarkozy encourt dix ans de prison et un million d'euros d'amende pour corruption et trafic d'influence, comme ses co-prévenus jugés en sus pour violation du secret professionnel.

Dans ce dossier, l'ancien président français est soupçonné d'avoir, avec son avocat Thierry Herzog, tenté de corrompre Gilbert Azibert, alors en poste à la Cour de cassation. 

Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog ont échangé de manière secrète en utilisant un nom d'emprunt, celui de Paul Bismuth, qui se trouve être un ancien camarade de lycée de l'avocat.

Selon l'accusation, Nicolas Sarkozy cherchait à obtenir des informations couvertes par le secret, voire à peser sur une procédure engagée devant la haute juridiction liée à l'affaire Bettencourt, dans laquelle il avait obtenu un non-lieu fin 2013. En contrepartie, il aurait donné un "coup de pouce" à Gilbert Azibert pour un poste de prestige convoité par ce dernier à Monaco, poste qu'il n'a jamais obtenu.

Cette affaire, a surgi d'un autre dossier qui concerne depuis des années l'ex-chef de l'Etat : celui des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, qui lui vaut une quadruple mise en examen.

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