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Covid-19 : J-1 avant le lancement de la campagne de vaccination de masse aux Etats-Unis

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Covid-19 : J-1 avant le lancement de la campagne de vaccination de masse aux Etats-Unis
Tous droits réservés  Paul Sancya/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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Le vaccin Pfizer-BioNTech contre le Covid-19 arrivera d'ici lundi matin dans les hôpitaux et d'autres sites aux États-Unis, prêt à être injecté dans les bras de millions d'Américains, ont annoncé samedi les autorités américaines, alors que le nombre de décès attribués au virus dans le monde avoisine 1,6 million.

Cette campagne de vaccination de masse s'apprête à démarrer aux Etats-Unis, pays le plus durement touché au monde avec 297.697 morts du Covid-19, tandis que sur le Vieux continent, l'Italie a dépassé le Royaume-Uni en tant que pays européen le plus endeuillé par la pandémie avec 64.036 décès.

"Je suis préoccupé pour les deux semaines de fêtes de Noël", a commenté samedi le ministre italien de la Santé, Roberto Speranza.

"Les déjeuners avec des dizaines de personnes à Noël sont à proscrire", a mis en garde le président de l'Institut supérieur de la santé italien, Silvio Brusaferro. "Il faut adopter une grande prudence, peu bouger, être très attentifs quand nous rencontrons des personnes en dehors de notre cercle restreint", a-t-il ajouté.

Sur les sept derniers jours, parmi les pays européens, l'Italie a enregistré le plus grand nombre de nouveaux morts du Covid-19 (4 522), devant la Russie (3 769), l'Allemagne (2 949), le Royaume-Uni (3 012) et la Pologne (2 815).

Dans le monde, la pandémie a fait près de 1,6 million de morts depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles samedi à la mi-journée.

- "100 % confiants" -

Les infections aux États-Unis ont grimpé en flèche, avec 1,1 million de nouveaux cas confirmés au cours des cinq derniers jours et un nombre de décès approchant désormais les 300 000.

Le président américain Donald Trump avait affirmé vendredi soir que les premières injections du premier vaccin Pfizer-BioNTech interviendraient dans les 24 heures, c'est-à-dire samedi.

"La distribution a commencé" et "les premières cargaisons arriveront lundi matin", a finalement déclaré le général Gus Perna, de l'opération Warp Speed (vitesse de la lumière) mise en place par le gouvernement américain pour assurer l'acheminement du vaccin.

"Nous sommes 100 % confiants sur un plan opérationnel que nous livrerons le vaccin aux Américains" à ce moment-là, a-t-il ajouté, en prévoyant que 145 sites à travers tous les Etats recevraient le vaccin lundi, 425 sites supplémentaires mardi et 66 mercredi. Cette première phase concerne environ trois millions de personnes.

Les Etats-Unis étaient devenus vendredi le sixième pays à approuver le vaccin de l'alliance américano-allemande, après le Royaume-Uni, le Canada, Bahreïn, l'Arabie saoudite et le Mexique.

L'Agence européenne du médicament devrait rendre un avis d'ici fin décembre.

"Nous avons travaillé rapidement en raison de l'urgence que constitue cette pandémie, pas en raison d'une quelconque pression extérieure", a assuré samedi le patron de l'Agence américaine des médicaments (FDA), Stephen Hahn, lors d'une conférence de presse virtuelle, relativisant par ailleurs les risques liées aux "allergies graves".

Les laboratoires français Sanofi et britannique GSK ont eux essuyé un revers : leur vaccin anti-Covid ne devrait être prêt que fin 2021, après des résultats moins bons qu'attendu dans les premiers essais cliniques.

- Confinement dans une ville chinoise -

Selon les données compilées par l'AFP, l'Europe est la zone ayant enregistré le plus de nouvelles contaminations cette semaine (+236 700 en moyenne par jour).

En France - où le bilan atteint les 57 000 morts -, il existe un "risque élevé" d'une flambée "dans les prochaines semaines", a alerté l'organisme Santé publique France vendredi, alors que le gouvernement français avait annoncé jeudi un prudent déconfinement à partir du 15 décembre.

La pandémie se situe également à "un niveau trop élevé et dangereux" en Belgique voisine, partiellement confinée, a prévenu vendredi le virologue Steven Van Gucht, porte-parole des autorités sanitaires.

La Chine, d'où est partie la pandémie il y a un an, a instauré un confinement dans une ville du nord et lancé une grande campagne de tests dans une autre, toutes les deux proches de la frontière russe, après la découverte d'un cas de coronavirus dans chacune de ces villes.