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Ultimes négociations pour parvenir à un accord post-Brexit

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Plus que quelques jours pour parvenir à un accord sur les relations post-Brexit entre Londres et Bruxelles.
Plus que quelques jours pour parvenir à un accord sur les relations post-Brexit entre Londres et Bruxelles.   -   Tous droits réservés  Alberto Pezzali/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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C'est le 31 décembre à minuit que le divorce entre le Royaume uni et l'Union européenne sera définitif. Mais quelles seront précisément les relations commerciales entre les Britanniques et les Européens ? Il ne reste que 12 jours pour y apporter toutes les réponses.

« Je dois dire que la situation semble difficile, il y a un fossé à combler. Nous avons fait beaucoup et nous espérons que nos amis de l'UE (...) viendront à la table avec quelque chose », a averti le Premier ministre britannique Boris Johnson.

Pour Bruxelles, les deux camps doivent faire "un effort réel et concret". « Nous sommes à un moment de vérité. Il nous reste très peu de temps, quelques heures utiles dans cette négociation », a mis en garde vendredi leur négociateur Michel Barnier.

L'épineux dossier de la pêche

Ces négociations post-Brexit patinent depuis plusieurs semaines. L'une des pierres d'achoppement, c'est la question de l'accès aux eaux britanniques pour les pêcheurs européens.

Londres en fait une question de souveraineté en disant : le Brexit nous permet de reprendre le contrôle de nos stocks de poissons.

Plusieurs pays européens invoquent, eux, un principe de réciprocité, en disant : si on accorde aux produits britanniques, un accès au marché européen, alors les Britanniques doivent faire la même chose pour l'accès à leurs eaux territoriales.

Et les autres sujets !

Interrogé sur euronews, le ministre portugais des Affaires étrangères a évoqué cette question.

Les quotas de pêche, c'est un sujet à ramener à sa juste place. Même s'il n'y a pas d'accord sur ce dossier, même s'il n'y a pas d'accord sur la question de la concurrence, nous devrons dans les 6 prochains mois, continuer à travailler sur les autres sujets tout aussi important dans les relations avec le Royaume-Uni, que ce soit la coopération en matière de sécurité, de défense, de lutte contre le terrorisme et en matière de circulation des personnes.
Augusto Santos Silva
ministre portugais des Affaires étrangères

Un manque de préparation au Brexit

Par ailleurs, un rapport parlementaire publié ce samedi à Londres souligne le manque de préparation du Royaume-Uni pour sa sortie de l'UE.

« Avec seulement sept jours ouvrés jusqu'à la fin de la période de transition, des inquiétudes significatives demeurent », a déclaré Hilary Benn, député travailliste présidant la commission.

« Le gouvernement n'est toujours pas en mesure de dire avec certitude aux entreprises, commerçants et citoyens ce qui va se passer dans tous les domaines affectés par les négociations », a-t-il poursuivi.

Pas assez d'information, pas assez de personnel formé... Les auteurs de ce rapport disent craindre de grosses perturbations notamment dans les ports.