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Covid-19 : il y a un an, la Chine passait un coup de fil à l'OMS...

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Covid-19 : il y a un an, la Chine passait un coup de fil à l'OMS...
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C'était il y a un an : ne pouvant plus contenir - certains diront "dissimuler'' - son épidémie, la Chine informait l'OMS d'un nouveau coronavirus se propageant rapidement sur son territoire. Ce fut le début d'une coopération internationale sans précédent, le début aussi d'une crise sanitaire mondiale.

Pourtant l'entente internationale est alors loin d'être optimale. Alors que l'Italie se débat sous une première vague dévastatrice, les membres de la famille européenne ne répondent pas de manière adéquate à ses appels à l'aide.

Au lieu de cela, les Européens ferment leurs frontières et se disputent les maigres approvisionnements en masques et autres équipements médicaux. Un échec reconnu par Bruxelles.

Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne : "Oui, il est vrai que personne n’était vraiment prêt pour cela. Il est également vrai que beaucoup n'ont pas été là à temps alors que l’Italie avait besoin d’un coup de main au tout début. Et oui, pour cela, il est juste que l’Europe dans sa globalité présente des excuses sincères. Mais dire qu'on est désolé ne compte que si cela implique un changement de comportement."

Des opérations d'achat conjointes de l'UE ont été lancées pour des kits de tests et des commandes anticipées de vaccins déjà en cours d'élaboration. La pandémie a également forcé les pays de l'UE à convenir d'un plan de sauvetage financier jusqu'alors impensable, étayé par des emprunts collectifs.

Nous devons nous préparer à quelque chose qui pourrait être encore plus grave à l'avenir
Michael Ryan
Directeur du Programme des Urgences sanitaires à l'OMS

Mais l'OMS pense qu'elle pourrait faire face à des crises encore plus importantes à l'avenir, comme l'affirme Michael Ryan, directeur exécutif du Programme des urgences sanitaires de l'OMS : "Ce n'est pas forcément la plus grosse crise. Ce virus est très transmissible et il tue des gens et il a privé tellement de gens de leurs proches, mais le taux de létalité actuel est raisonnablement faible par rapport à d'autres maladies émergentes. C'est un signal d'alarme (...) S'il y a une leçon que nous devons tirer de cette pandémie, toute cette tragédie et ces pertes, c'est que nous devons agir ensemble. Nous devons nous préparer à quelque chose qui pourrait être encore plus grave à l'avenir. "

Alors que les institutions de l'Union disent avoir tiré les leçons du Covid 19 et sont mieux préparées à ce qui pourrait arriver, l'essentiel est dans la réponse des Européens ordinaires. Leur volonté d'accepter des programmes de vaccination de masse et respecter les confinements est sans doute le facteur le plus important dans la lutte contre les futures pandémies.